Brésil : récit de voyage

par Olivier Roland

christ-redempteur-helicoptere-rio

Début février 2013 je partais au Brésil, entamant ainsi mon 22ème voyage depuis que je quittai pour la première fois l’Europe en septembre 2010.

La particularité de ce voyage est qu’il n’aurait pas eu lieu sans l’invitation de mon ami et entrepreneur de génie Erico Rocha qui me proposait de passer quelque temps dans sa maison sur une des plus belles plages du Brésil.

Tant qu’à faire, j’ai planifié le voyage de manière à pouvoir faire le Carnaval de Rio et il se trouva que mes dates correspondaient à celles du début de son voyage au tour du monde de six mois d’un autre ami et entrepreneur de génie, Sébastien le Marketeur Français.

Voici donc comme d’habitude le récit de ce voyage, qui me sert à la fois de souvenir et de récit analytique (comme une entrée de journal personnel) et dont le but est de vous aider à choisir si le Brésil est un pays que vous voulez visiter, ou à vous faire voyager sans voyager sinon 🙂 .

Rio de Janeiro et le carnaval

J’ai loué via AirBnB un appartement en plein coeur de Santa Theresa, un quartier perché en haut d’une colline en plein coeur de Rio, au charme presque villageois et qui fait parfois penser à Montmartre.

Le quartier est sympathique, animé et magnifique et se prête bien à des balades à l’improviste dans ses rues escarpées, d’autant plus que sa position haut perchée laisse apparaître de magnifiques vues de Rio quand la végétation s’éclaircit.

Voici par exemple quelle était la vue de notre appartement, et que je peux rajouter à la liste des “bureaux sympathiques” que j’ai utilisé dans ma carrière de Blogueur Pro 🙂 :

Bureau d'Olivier Roland

Et la vue d’un manoir “à la Disney” que l’on peut apercevoir tout en haut du quartier :

Santa-Theresa-Rio

Ce type de demeure n’est toutefois pas représentatif des habitations de Rio, qui dans le centre sont avant tout composées d’immeubles peu esthétiques en général.

Une caractéristique pittoresque également, que j’ai d’abord crue uniquement locale avant que je comprenne qu’elle concernait tout le Brésil, est la présence de nombreuses Coccinelles anciennes générations, souvent en très bon état et peintes de belles couleurs pimpantes. D’après L’article de Wikipédia, la dernière Coccinelle a avoir été produite au Brésil est sortie en 2003 !

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Une des nombreuses Coccinelles en activité que l’on peut voir au Brésil

C’est lors de ces premières balades dans le quartier que nous dégustons pour la première fois de l’açaï – un fruit célèbre depuis que des nutritionnistes ont découvert sa haute teneur en antioxydants – sous la forme d’un délicieux sorbet glacé servi pur ou parsemé de céréales croustillantes. Un vrai régal que je vous recommande ! 🙂

Nous sommes allés ensuite au Pain de Sucre, un des deux meilleurs points de vue de Rio qui permet d’apprécier pleinement la beauté incroyable des paysages de cette ville, qui contrastent singulièrement avec la laideur presque soviétique de nombre de ses immeubles  :

vue-du-pain-au-sucre-rio

Les paysages de la ville sont encore plus magnifiques quand ils sont légèrement embrumés

Christ-Redempteur-rio

On peut y voir des silhouettes bien connues 😉

christ-redempteur-helicoptere-rio

Un petit tour en hélicoptère permet de profiter aussi du point de vue du Christ Rédempteur avec une petite touche… originale

Le carnaval commence !

A notre retour à la nuit tombante le carnaval avait déjà commencé dans notre quartier, et notre taxi dut s’arrêter au pied de la colline de Santa Theresa. Nous avons dû donc la grimper entièrement à pied, ce qui nous a permis de découvrir au fur et à mesure les fêtards du carnaval et l’ambiance déjà bien survoltée des rues. Chants, bières, danses, cris, rires et déguisements, nous sommes rapidement plongés dans cette ambiance de fête très contagieuse, ouverte et sympathique 🙂 .

carnaval-rue-rio

Ambiance géniale dans les rues des Rio pendant le carnaval

Un exemple de cette ambiance bon enfant communicative : alors que ma copine se trouvait à la terrasse d’un bar un peu en surplomb de la rue, elle a pris son appareil pour prendre une photo de l’ambiance de la rue. Plusieurs personnes se sont alors spontanément rassemblées pour faire un demi-cercle en souriant et en la saluant. Elle a pris une photo magnifique, malheureusement perdue quand elle s’est ensuite fait voler son appareil au Sambadrome comme je vais le raconter plus loin 🙁 . La photo que vous voyez ci-dessus est celle que j’ai prise quelques instants après l’évènement.

Le lendemain nous sommes allés au Sambadrome pour le défilé des écoles de Samba avec Sébastien le Marketeur français et sa copine. Cette partie du carnaval est très différente de celle qui se passe dans les rues, elle est composée de six écoles de Samba qui concourent pour la place de meilleure école de leur catégorie, qui passe ainsi dans la catégorie supérieure, jusqu’à devenir la première école de la 1ère catégorie, consécration ultime.

Les danses du Sambadrome sont composées d’un ensemble assez codifié de danseurs et de chars, qui dansent au son d’une samba originale composée spécialement pour l’occasion et chantée par des chanteurs qui marchent avec les autres au milieu du défilé. Un jury note les différentes écoles en fonction de nombreux critères, mais en tant que spectateur ce n’est pas ce qui nous intéresse.

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Les défilés du Sambadrome, ce sont de jolies jeunes femmes plutôt dénudées, mais pas seulement…

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C’est aussi la passion de la musique, de la danse et de la joie du moment présent comme vous pouvez le voir sur le visage de ces danseurs ici 🙂

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L’ambiance créée par le public se mêle avec celle des danseurs toute la nuit. Le gars à la perruque multicolore est un Italien qui n’a cessé d’insuffler un bon état d’esprit tout au long de la fête 🙂

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Les tenues sont de circonstance, car il s’est mis à pleuvoir vers 5H du matin, un rafraichissement bienvenu tant il fait chaud même la nuit à Rio 🙂

L’ambiance créée par les danseurs et le public est survoltée et étonnement elle dure toute la nuit, durée du défilé des 6 écoles : nous sommes arrivés vers 21H et sommes partis vers 6H ! J’ai été très étonné de ne pas trouver le temps long et d’apprécier de bout en bout ce festival effréné de couleurs, de rythme, de danse, de rires et de costumes les plus extravagants les uns que les autres.

Seule fausse note à cette magnifique ambiance, ma copine, qui avait placé son appareil photo et quelques affaires dans un sac en plastique pour les protéger de la pluie, se l’est fait voler peu avant la fin du défilé, vol peu important qui a surtout été la cause de la perte de belles photos, mais dont nous nous serions bien passés.

Dangers et insécurités au Brésil

Ce vol est une bonne illustration du gros défaut de Rio : cette idée de l’insécurité qui règne en permanence dans les esprits, assénée par les guides comme Le guide du Routard et les Brésiliens eux-mêmes qui nous enjoignent de faire très attention étant donné les très grandes inégalités qui existent au Brésil et en particulier dans les grandes villes, et donc la violence et les dangers que cela peut entraîner.

En particulier s’il y a bien une chose que l’on nous a répétée encore et encore, c’est de ne pas aller dans les favelas, ces quartiers construits de manière anarchique et illégaux et réputés pour être de véritables coupe-gorges pour ceux qui n’y habitent pas.

Une anecdote pour s’en convaincre, que m’a racontée Erico Rocha alors qu’il m’hébergeait lors de la deuxième partie de mon voyage. Il se trouvait dans un taxi à Sao Paulo avec sa femme et son fils et le taxi s’est perdu, entrant par mégarde dans une favela. Comme les favelas sont construites de manière totalement anarchique, elles sont de véritables labyrinthes et il n’y n’est pas facile d’en sortir quand on y est entré en voiture.

Le taxi a commencé à paniquer, contaminant les autres occupants de la voiture. Alors que la femme d’Erico sortait un iPhone pour utiliser le GPS, il l’a littéralement supplié de le ranger pour ne pas tenter les passants. La voiture a ensuite eu beaucoup de mal à gravir une côte très raide, s’attirant les regards mauvais de nombreuses personnes dans la rue.

Puis heureusement le conducteur a vu une voiture de police à l’arrêt et s’est empressé d’aller parler au policier qui la conduisait (les policiers bénéficient d’une certaine protection dans les favelas car si un policier y est tué, une équipe de militaires hautement entraînée appelée BOPA débarquera et tuera purement et simplement les “méchants” connus de ce quartier. C’est comme cela que cela fonctionne d’après Erico). Le conducteur a dit au policier qu’il était perdu dans la favela, et le policier s’est empressé de lui montrer la voie vers la sortie en lui demandant de le suivre.

Une fois sorti, le taxi a remercié chaleureusement le policier, disant qu’il lui avait sauvé la vie, et ajoutant qu’il aurait une histoire à raconter à sa femme ce soir. Le policier le regarda alors et lui dit “vous avez de la chance de pouvoir encore raconter cette histoire à votre femme”. Vous imaginez l’ambiance pour Erico et sa femme avec leur bébé à l’arrière.

Nous avons en tout cas suivi à la lettre ces instructions et à part le vol aucun autre incident de ce type n’a été à déplorer pour le reste du voyage 🙂 .

Langues, culture et opportunités

La première chose qui nous a frappé au Brésil est le très faible nombre de personnes qui parlent anglais. Dès notre arrivée à l’aéroport de Rio nous nous sommes mis en quête d’un distributeur automatique pour retirer des reals. Comme les distributeurs n’étaient pas indiqués, nous avons demandé notre chemin à plusieurs employés de l’aéroport qui se sont avérés incapables de nous expliquer l’itinéraire en anglais, ce qui montre qu’ils ne maîtrisent même pas l’anglais de base.

Plutôt incroyable pour le personnel de l’aéroport d’une ville très touristique qui va de plus accueillir la coupe du monde de football en 2014 et les jeux olympiques en 2016 non ?

Cette première impression a été confirmée tout au long de notre voyage : les Brésiliens dans leur majorité ne parlent pas anglais ou le parle très mal. Pour le moment c’est le pays que j’ai visité où la situation est la pire, même la Thaïlande fait mieux (je ne peux pas dire pour le Maroc puisque j’y ai parlé majoritairement français). De plus souvent les sites des compagnies aériennes intérieures, des agences de location de voiture, des fournisseurs Internet de hotspots, etc. ne sont pas traduits en anglais. Tout comme les menus de bon nombre de restaurants d’ailleurs.

C’est un énorme handicap pour que ce pays s’ouvre vers l’extérieur bien sûr. Je ne sais pas si la situation est aussi pire en France mais Erico me disait que lorsqu’il a fait une présentation en anglais à Paris récemment, un interprète a du traduire ses propos alors que cela aurait certainement été inutile en Allemagne ou aux Pays-Bas.

Heureusement j’avais un peu révisé mon espagnol avec la superbe application Mosalingua, et cela m’a beaucoup aidé de par la proximité linguistique de l’espagnol avec le portugais (davantage à l’écrit qu’à l’oral cependant) et surtout le fait les Brésiliens sont plus nombreux à parler (un peu) espagnol qu’anglais. Avec ça plus l’utilisation de mots français et de mimes, nous avons réussi à nous sortir de toutes les situations de la vie quotidienne. Impossible par contre de discuter métaphysique ou reproduction des coatis 😉 , cela limite donc les échanges possibles avec la plupart des habitants.

Une des premières différences culturelles qui frappe au Brésil est la relation au corps : il fait chaud et quasiment tout le monde est habillé légèrement évidemment, mais sur les plages c’est un cran au-dessus. Tout le monde exhibe son corps, qu’il soit laid, moche, déformé ou beau, bronzé et magnifiquement sculpté. Les complexes corporels ne semblent pas avoir leur place ici, ce qui est somme toute reposant mais s’il arrive parfois d’avoir des visions de choses que l’on aurait préféré ne pas voir 🙂 .

Ce qui frappe aussi ce sont les mesures de sécurité que l’on peut voir un peu partout : maisons entourées de hauts murs eux-mêmes surplombés de fil de fer barbelé, même à Rio, caméras de surveillance, employés gérant les distributeurs armés jusqu’aux dents (j’ai vu un garde armé d’un fusil à pompe pendant que ses deux collègues eux aussi lourdement armés faisaient une intervention technique sur la machine).

On voit qu’au Brésil, pays où il y a une des plus grandes inégalités des richesses au monde, l’insécurité est vraiment dans les esprits, bien plus que dans tous les pays que j’ai visité jusqu’à présent. Cela n’a pas affecté outre mesure notre voyage, et les Brésiliens sont dans l’ensemble très sympathiques et cordiaux, mais c’est toujours quelque chose qui est dans coin de notre tête.

Nous avons été surpris par les prix pratiqués, qui sont quasiment semblables à ceux que l’on trouve en province en France, mais restent dans l’ensemble tout de même moins chers qu’à Paris. La différence avec la Thaïlande dont je revenais et où le coût de la vie est vraiment dérisoire est flagrante. Et évidemment le prix des hôtels à Rio pendant le carnaval explosent.

Quoi qu’il en soit, prévoyez un bon budget si vous envisagez de visiter le Brésil car ce n’est définitivement pas un pays où tout est disponible pour rien une fois le billet d’avion payé !

Une chose qui frappe également est que le Brésil est un pays d’opportunités. Le nombre de choses qui sont évidentes chez nous et qui manquent là-bas est tout simplement ahurissant. J’aime dire que la France est en retard d’environ 5 ans sur les Etats-Unis, mais au Brésil je dirai plus qu’ils ont 10 voire 15 ans de retard en fonction des secteurs.

Par exemple, Amazon n’existe pas au Brésil, tout comme de nombreux sites e-commerce et Erico m’expliquait sa frustration de devoir se déplacer à chaque fois qu’il veut acheter le moindre objet alors que tout lui était livré à domicile à Londres. Le Kindle n’existe pas non plus. Le blogging et le marketing Internet sont balbutiants au Brésil et Erico est le leader dans le domaine – c’est lui par exemple qui a créé l’Aweber brésilien. Les produits électroniques sont importés et lourdement taxés et sont donc très chers. Et évidemment le marché de l’apprentissage de l’anglais est énorme.

Ce ne sont que quelques exemples par des milliards de possibilités. Si vous êtes entrepreneur et parlez portugais, le Brésil est clairement extrêmement intéressant car ayant un potentiel de développement énorme et débordant littéralement d’opportunités. Cela doit être pareil pour l’Amérique latine.

Les chutes d’Igazu

Les chutes d'iguaçu

Les chutes d’Igazu, vues du coté Brésilien

Nous nous sommes ensuite envolés pour les chutes d’Iguazu, à la frontière avec l’Argentine et la Bolivie.

Ces chutes spectaculaires sont en grande partie sur le territoire Argentin mais il y a un point de vue plus général du coté du Brésil. Hum, que choisir ? Ok, on va faire les deux ! 🙂

Nous commençons par le coté Argentin. Un taxi nous y emmène, le passage de la frontière est une simple formalité puisque les Européens peuvent rester 3 mois en Argentine sans visa, tout comme pour le Brésil.

Un coup de tampon et c’est parti, nous débarquons au parc et commençons à le visiter. Il est si immense de ce coté de la frontière qu’il faut plus d’une journée pour le faire complètement, contrairement au coté Brésilien, aussi choisissons-nous de nous concentrer sur l’essentiel.

Après un peu de marche et avoir embarqué dans un petit train (oui là clairement j’assume complètement le coté touriste ! :D) nous avons un premier aperçu des cascades, magnifique mais qui ne permet pas d’embrasser du regard la totalité de celles-ci (il y en a 275 !). Seul le coté Brésilien permet d’en voir une grande partie à la fois, mais jamais la totalité tant elles se situent sur une surface étendue.

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Vues des chutes du coté Argentin

Une bonne surprise est le nombre important d’animaux sauvages visibles sur tout le site : caïmans, oiseaux (très nombreux et diversifiés), et coatis, ces derniers étant très peu farouches et se mêlant facilement aux humains, en quête de nourriture. Je ne connaissais pas ces derniers et ils sont de parfaits “animaux de parc”, notamment pour les enfants : ils se baladent en famille, grimpent facilement aux arbres, s’amusent entre eux et sont capables de saisir des objets avec leurs pattes de devant, comme des bouchons de bouteilles.

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Des coatis très sociables se baladant en famille

A la fin de la journée nous repassons la frontière Argentine, hop un autre coup de tampon attestant de la sortie, rien par contre du coté Brésilien comme pour l’aller, on dirait que l’on peut entrer ou sortir du Brésil comme dans un moulin à cet endroit (!) .

Le lendemain nous allons du coté Brésilien pour y admirer cette vue plus générale dont vous avez eu un aperçu avec la première photo des chutes ci-dessus et aussi s’y approcher au plus près grâce à des passerelles bâties au-dessus de l’eau. Une pluie torrentielle se met bientôt à nous arroser (oui le Brésil est un pays humide), s’ajoutant aux nuages de gouttelettes d’eau projetées près des chutes : nous sommes bientôt littéralement trempés tout comme mon appareil, ce qui ne nous aide pas à faire de belles photos. Voici une des moins ratées :

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Nous nous approchons au plus près des chutes, sous une pluie torrentielle

Le parc Brésilien est beaucoup plus petit que le coté Argentin et on peut le faire en deux heures environ. Nous décidons alors d’aller voir “le chemin des oiseaux”, un zoo avec de très grandes volières dans lesquelles nous pouvons entrer, nous mettant en contact très proche avec de nombreuses espèces d’oiseaux tropicaux.

L’oiseau qui m’a le plus marqué est le toucan, qui ressemble vraiment à une peluche ! Son bec semble être fait en carton, ses yeux ont l’air de billes de plastique bleu et ses plumes semblent être synthétiques, sauf qu’il bouge !

Toucan

Le toucan, un oiseau vraiment étonnant à voir en vrai !

Dans une des voilières les employés ont placé des appâts sous forme de tube rempli de liquide nutritif que les insectes peuvent boire en plongeant leur “bec” dans une fausse fleur en plastique. Enfin, pas que des insectes puisque cela attire aussi… des colibris !

J’avais déjà eu l’occasion de contempler ces merveilleux petits oiseaux aux Etats-Unis, sans jamais avoir pu en photographier un, tant ils se déplacent vite et sans arrêt. Cet appât les attirant régulièrement, il m’a enfin été possible de le faire, et je ne suis pas peu fier de ces photos :

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Des colibris se nourrissant. Notez à quel point l’appareil à du mal à fixer les ailes tellement elles battent vite (cela aurait sans doute été différent avec un “vrai” appareil photo comme un Reflex 😉 )

Guitare, surf, plage, noix de coco et surf des sables

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La plage de Balneário Camboriú

Nous prenons ensuite l’avion pour Balneário Camboriú, une ville balnéaire au sud du Brésil où nous a invités Erico Rocha, un ami entrepreneur multimillionnaire sur Internet.

Adepte lui aussi du minimalisme matériel malgré sa fortune, il a essayé cette année de “vivre dans le luxe” en louant un magnifique et énorme appartement juste en face de la mer pour environ 2000 € par mois (un prix vraiment mini pour un appartement de ce standing) et en achetant une BMW.

Comme il me l’a dit “Ces choses sont bien, mais elles ne suffisent pas pour être heureux et avoir une vie épanouie. Au bout d’un moment elles font juste partie du décor et s’intègrent à la vie quotidienne ce qui fait qu’on ne les voit plus vraiment”. Nomade digital avec sa femme et son enfant de 2 ans, il a déjà vécu à Berlin et à Londres et déménagera bientôt à Barcelone, où il prendra un appartement moins grand et moins onéreux. J’ai fait une interview avec lui sur son parcours très intéressant que je publierai prochainement sur Des Livres Pour Changer de Vie.

Erico est un excellent joueur de guitare et d’harmonica et est capable de jouer les deux à la fois. Comme je me suis remis récemment à la guitare après plus de 5 ans d’arrêt après avoir lu le génial article How to Finally Play the Guitar: 80/20 Guitar and Minimalist Music publié sur le blog de Tim Ferriss, j’ai profité de ses deux guitares et de ses leçons pour m’entraîner chaque jour.

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En train de m’entraîner à la guitare

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Préférez-vous être blogueur ou marketeur ? 😉

La semaine s’est passée tranquillement au rythme de la plage, de la guitare et des leçons de surf puisqu’Erico surfe tous les jours ou presque et m’a donné les leçons de base. Monter sur la planche et s’y maintenir est la chose la plus difficile au début et je n’ai réussi à me maintenir que quelques secondes malgré 4 séances d’essai. J’espère réussir à tenir plus longtemps la prochaine fois 😉 .

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Surf, noix de coco, filles et plages, que demander de plus ?

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Un peu de travail quand même avec cette interview d’Erico (publication à venir)

Sébastien le marketeur français nous a rejoints ensuite pour quelques jours, l’occasion de louer une voiture et d’aller à Florianópolis, une grande île située à une heure de route, et de nous initier à une activité dont j’ignorai l’existence : le surf des sables. Après un peu de visite dans l’île nous allons dans des dunes de sable dans lesquelles s’égayent plusieurs “surfeurs”, balayées par un vent violent qui soulève des nuages de sable.

 

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Surfeurs des sables

Nous avons ensuite été louer des planches de surf et des luges (pour les filles 😉 ). Les loueurs nous ont montré comment badigeonner le dessous des planches de cire pour les faire glisser mieux. Et c’est parti !

Les dunes étaient très escarpées et permettaient de faire de belles descentes. J’ai mieux tenu que sur le “surf des mers”, mais j’ai quand même fait de belles gamelles. Au final c’est assez marrant mais mieux vaut essayer un jour où il n’y pas trop de vent car à la fin nous étions tous recouverts d’une couche de sable des pieds à la tête. Je ne pensais pas auparavant que les cheveux pouvaient contenir autant de sable 🙂 .

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En tout cas la photo est pas mal 😉

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Le trio des blogueurs marketeurs : Sébastien le marketeur français, Erico et votre serviteur

Parati

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Avant de retourner en France nous sommes allés deux jours à Parati (qui s’écrit aussi Paraty), une ancienne ville coloniale restée presque telle qu’à l’époque car abandonnée pendant plusieurs décennies.

J’ai vraiment été charmé par cette ville au charme désuet, au sud de la magnifique baie de Ilha Grande et ses centaines d’îles : de vieilles demeures, des rues pavées où l’on se foule le pied, la mer, la forêt très dense, les îles, la montagne… et surtout un calme indescriptible, apaisant, presque magique qui détend et repose. Un endroit parfait pour méditer, se reposer, se balader.

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On se foule facilement le pied sur les rues pavées de Parati, mais ça fait partie du charme 😉

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Il fait chaud, mais une bonne noix de coco glacée rafraichit délicieusement 🙂

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Les paysages de la baie de Ilha Grande sont magnifiques et invitent à la méditation

Nous avons aussi fêté mon anniversaire dans un restaurant de Parati et j’ai été charmé par la cordialité de ses habitants et la bonne ambiance qui y règne. Un couple a même offert un verre à moi-même et ma copine en guise de cadeau, et un serveur d’un bar avec qui j’avais sympathisé la veille et était venu par hasard nous a même fait un portrait 🙂 .

Conclusion

Le Brésil est un pays immense et 3 semaines sont loin d’être suffisantes pour en avoir un panorama complet. Du peu que j’en ai vu, la beauté et la variété de ses paysages, l’ambiance et la chaleur de ses habitants, malgré le climat d’insécurité qui règne dans les grandes villes, son climat chaud et humide somme toute agréable quand il fait au même moment 0° à Paris, la qualité de la nourriture, la variété et l’exotisme des animaux que l’on peut voir, les évènements de folie comme le carnaval, la danse au rythme de la samba et les caïpirinhas fraîches en font un pays incontournable.

De plus le Brésil est un pays en pleine transformation qui se développe à une vitesse effrénée et qui regorge d’opportunités pour les entrepreneurs malins. Le Fond Monétaire International et le CIA Word Factbook placent tous les deux le Brésil devant la France pour le PIB en 2012. Certes, le PIB par habitant est loin d’être aussi mirobolant, mais cela fait réfléchir, notamment parce que devant la France se trouvent aussi la Chine, l’Inde et la Russie…

Bien sûr, si vous ne parlez que français et anglais, vous aurez sans doute des moments d’intense frustration pour vous faire comprendre, mais dans l’ensemble vous devriez vous sortir de toutes les situations. L’espagnol est un atout donc révisez-le un peu avant de partir si vous l’appris à l’école (Mosalingua est une superbe application pour l’apprendre ou le réviser) mais bien sûr rien ne vaut la maîtrise même basique du portugais qui vous ouvrira de nombreuses portes.

La non-traduction de nombreux panneaux, affiches ou sites web peut également être frustrante, mais généralement il est possible de comprendre un texte écrit en portugais même si vous ne maîtrisez que le français, et sinon Google Translate est votre ami 🙂 . Par exemple aux chutes d’Iguazu j’ai utilisé AirBnB pour louer une chambre dans un appartement (tous les hôtels affichaient complet) et la propriétaire parlait juste quelques mots d’anglais : nous avons utilisé Google Translate pour communiquer et cela a très bien fonctionné.

Bref la barrière linguistique est une occasion de pratiquer la débrouillardise et de retrouver les joies du mime voire du dessin, même si évidemment elle vous empêchera d’avoir des conversations vraiment intéressantes avec les habitants. Mais du coup la joie quand vous rencontrez un Brésilien qui parle anglais – ou mieux français, oui cela m’est arrivé ! – sera bien plus grande et c’est avec un plaisir renouvelé que vous vous entretiendrez avec eux.

Et vous, avez-vous déjà été au Brésil ? Si oui qu’en avez-vous pensé ? Dites-le dans les commentaires !

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Showing 17 comments
  • Yannick

    Magnifique Olivier,
    Tu racontes ca avec beaucoup de tendresse et de sympathie.
    Tu nous donne vraiment envie d’y aller ;-).
    Merci
    Yannick, 32 ans, Toulouse

  • Samir

    Très sympa ton article Olivier, il me motive pas mal je comptais aller au brésil pour la coupe du monde 2014 !

    Je pense que c’est un pays vraiment interessant malgré l’insécurité de certains coins.

    J’en profite pour partager avec toi quelques astuces pour que tu puisses booster tes photos de voyage, histoire de faire baver encore plus tes lecteurs 😉 : http://www.studio-photo-numerique.com/8-astuces-pour-reussir-ses-photos-de-voyage/

  • Julien

    ça donne envie tout ça. Concernant la sécurité à Rio, je ne pensais pas que c’était à ce point et j’avais l’idée que ce que l’on en dit était exagéré. Je me rends souvent en Afrique du Sud et l’image d’insécurité qu’on a de ce pays est très différente de la réalité pour un touriste.

  • Xavier

    Bonjour Olivier.

    J’ai eu la chance de rencontrer Erico cet l’automne. De rencontrer ce regard intense et pénétrant et d’entendre cette voix pleine de chaleur et d’enthousiasme.
    J’ai eu le plaisir intense de l’écouter parler de ses passions et de ce qu’il aimait le plus dans la vie. C’est pour moi moi un moment inoubliable. Un personne exceptionnelle.
    Je comprends à la lecture de cet article quel merveilleux guide et ami il représente aussi pour toi.

    Un article qui m’a passionné car il est à la fois enthousiaste et sans concession, précis et sans jugement de valeur.
    La réalité du brésil est un contraste saisissant et tu sais si bien l’exprimer en mot comme en images.

    Merci pour ce beau voyage. Un beau voyage que tu nous offre a travers ce récit riche en passion, en émerveillement en étonnement en découverte. C’est vraiment passer un bon moment que de te lire…et de laisser tes mots porter nos rêves vers d’autres horizons.

    Je te souhaite une excellent journée
    Xavier

    PS Mon cousin marié avec une brésilienne et ils adorent la vie qu’ils connaissent là-bas à Rio.

    PPS:
    Ton but de nous aider à choisir si le Brésil est un pays que je veux visiter, ou à nous faire voyager sans voyager et doublement atteint! la réponse est OUI
    Plaisir instantané du voyage par le pouvoir des images, des mots et des émotion qu’ils génèrent. Et plaisir par projection, par inspiration et pas aspiration au voyage grâce à l’amitié qui vous réuni.

  • Sam

    Salut Olivier !

    Merci pour la mention MosaLingua ! Très sympa ton article, cela donne vraiment envie, d’ailleurs, j’ai aussi prévu d’aller au Brésil cette année, et on est en train de préparer la version MosaLingua pour apprendre le portugais Brésilien.

    Si un jour tu prévois de passer par Medellin en Colombie, contacte-moi !

    Sam

  • Richard

    Superbe récit !
    J’ai passé 2 mois au Brésil l’été dernier : De Rio à Jericoacoara en passant par l’Amazonie. J’ai adoré ce voyage, le Brésil est un grand pays très contrasté qui a beaucoup à offrir. Pour info, vous pouvez consulter mon itineraire avec recits, conseils et adresses coups de coeur : http://www.onedayonetravel.com/itineraire-au-bresil-en-9-etapes-de-reve-par-onedayonetravel/
    Bon Voyage !

  • Robson

    Bonjour, Je suis brésilien et j’ai aimé ce poste, il était important de savoir quelles ont été vos impressions du Brésil. Aujourd’hui, je vis à Blumenau, une ville qui est très proche de Balneario Camboriu. Quoi qu’il en soit, j’ai apprécié la lecture de ce post, félicitations profiter de la vie!

  • caroline

    Salut olivier,
    c’est un post qui nous fait voyager ! le Brésil est un pays de sens, pays du soleil et de la chaleur! la france est un pays froid, cartésien, on a envie de s’échapper en bloguant et en voyageant!

  • Michelle

    Ola!
    J’ai adoré ton article, ça m’a rappelé de très bon souvenir puisque j’ai passé 5 mois à Rio cette année (de février à juillet) et jai adoré cette ville! L’ambiance du Carnaval et la joie de vivre des Brésiliens sont uniques malgré les inégalités, les faibles infrastructures et l’insécurité. Une note d’espoir est le réveil du peuple depuis juin 2012 et les nombreuses manif’dans tout le pays, c’est beau car les brésiliens n’ont pas l’habitude de se « rebeller » contre le système…
    Je conseille cette destination pour sa richesse, sa diversité et l’accueil des habitants 🙂

  • Nellie

    J’ai adoré ton article. Je suis partie seule au Brésil voyager pendant 3 mois pendant lesquels j’ai travaillé dans une ferme, j’ai vécu sur la plage, j’ai fais des rencontres magiques et je raconte tout cela dans mon blog.

  • Jean

    Evo Morales va être content de savoir que les chutes d’Iguazu sont à la frontière de son pays… 🙂

  • Rémi

    Salut,
    J’ai vécu personnellement 5 ans au Brésil où j’ai été tour à tour gérant de magasin de souvenirs, collaborateur dans une agence d’intérim, professeur de français et… coach sportif ! Parfois en même temps !
    Le Brésil est un pays formidable pour les « petits » investisseurs immobiliers (maison de plages à louer, gîtes, etc…) mais il faut se méfier énormément lors des négociations. Là bas, pas de notaire, ce sont des avocats qui gèrent tout et si vous voulez par exemple acheter un terrain, il peut y avoir parfois plusieurs propriétaires, dont certains apparaissant des années plus tard ! Attention donc pour les aventuriers !
    Sinon, c’est vraiment la carte postale décrite ici, immense pays, 10 fois la France, la vie est devenue chère c’est vrai, d’où le ras le bol général des brésiliens eux-mêmes. Mais ça vaut le coup d’y aller, sûr !
    Rémi.

  • valérie

    Olivier
    j’ai fait 1 voyage magique, d’1 seule semaine…à Salvador diBahia
    les gens sont si gentils , que je me suis promis d’y retourner

    j’ai plusieurs collègues brésiliens vivant à Marseille /aix..
    je me suis mise à jouer ds 1 batucada, on fait les carnavals et c’est une musique extraordinaire vibrante et joyeuse..
    j’ai le secret reve de partir d’ici 2ans, pour plusieurs mois : paquete, Paraty, et je dois étudier mon parcours
    soit pr 1 job de fille au pair, pour m’immerger, et sac à dos pour le reste
    peut-être 1 stage avec mon groupe de musique.

    j’ai aussi accumulés de fameux souvenirs lors voyage, si tu veux lire mon carnet de voyage sur mon site.
    continues à écrire, et entretiens tes contacts, la vie est 1 voyage !
    j’ai noté le site que tu recommande, et en lisant les commentaires, appris qu’il innovera bientot avec l’apprentissage du portu-brésilien ..

    bye
    valérie

  • Sandrine

    Bonjour,

    Merci d’avoir partagé ce récit de voyage!
    ça fait quelques temps que l’envie de visiter le brésil me titille… mais je ne parle pas vraiment espagnol, et encore moins portugais!

    Je me documente pas mal en ce moment, entre sites de Tours Opérateurs et blogs comme celui-ci… Je lis partout que 3 semaines, c’est un peu juste pour visiter le Brésil… Il va donc falloir que je fasse des choix…. Les chutes d’Iguaçu feront très certainement partie du voyage: une fois sur place, le spectacle doit être à couper le souffle!

  • florent

    Je t’envie :), ça doit vraiment être super de voir des endroits aussi magnifiques. Quelle est ta prochaine destination ?

  • Jorge

    Un très beau récit de voyage, bien illustré ! Bravo Olivier ! Ótimo !

    Jorge
    BrésiL Liens

  • Franck

    Bonjour,

    Les photos donnent réellement envie d’y aller et d’explorer et puis le blog est tellement bien écrit que j’ai l’impression d’y être partiellement 🙂

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