Comment démarrer votre business en ligne de zéro à temps partiel – Interview avec Laurent Chenot

par Olivier Roland

Dans cette interview, Laurent Chenot nous explique :

  • Comment il a créé une entreprise en ligne à temps partiel qui réalise plus d’un million d’euros de CA par an…
  • Et comment, juste avant, il a perdu 100 000 euros dans sa première expérience sur Internet
  • Le triangle d’or d’une entreprise qui cartonne, et comment l’utiliser
  • Comment générer du trafic et des prospects – le nerf de la guerre de toute entreprise en ligne…
  • Et surtout comment les convertir en clients !
  • Pourquoi le fait qu’il soit diplômé de HEC et des Mines et qu’il ait un MBA de Harvard ait été un obstacle plutôt qu’un avantage

Et bien d’autres choses encore ! Accrochez-vous, c’est parti !

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Transcription texte de l’interview :

Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo.

Je suis actuellement avec Laurent Chenot qui a une histoire extrêmement intéressante à raconter et qui va nous expliquer aujourd’hui comment démarrer un business à temps partiel parce que Laurent a 38 ans, d’abord, il a eu un parcours assez exceptionnel au niveau des études puisqu’il a fait HEC, les Mines, il a un MBA de Harvard, et ensuite il a été cadre pendant des années. Et malgré cela, il a réussi à créer une entreprise qui marche très bien, l’entreprise dans le développement personnel qui a dépassé le million d’euros de chiffre d’affaires cette année. Il a réussi à faire ça à temps partiel alors qu’il travaillait trois jours par semaine en tant qu’employé dans son entreprise. Bonjour Laurent.

Laurent Chenot : Bonjour Olivier, merci beaucoup de m’accueillir.

Olivier Roland : Alors, je n’ai pas dit trop de bêtises. C’est ça hein ?

Laurent Chenot : Non, c’est tout à fait ça, c’est tout à fait correct. Effectivement, j’ai 38 ans, je suis marié, j’ai des enfants, j’ai été cadre pendant longtemps et puis à un moment j’ai eu, comment on dit, le bug, le virus de l’entrepreneuriat qui m’a pris et j’ai décidé de créer ma propre activité à temps partiel.

Olivier Roland : Waouh. Déjà, tes diplômes sont extrêmement impressionnants. On discutera justement de « Est-ce qu’ils t’ont apporté quelque chose dans ton parcours d’entrepreneur » parce que c’est un sujet qui me tient beaucoup à cœur.Le sujet majeur du blog « Des livres pour changer de vie », finalement, c’est l’auto-éducation. Et cette question qu’on se pose, c’est : est-ce que c’est vraiment si utile que ça d’avoir un parcours d’études classiques quand on veut être entrepreneur. Donc, ça va être intéressant de discuter de ça. Mais le sujet principal d’aujourd’hui c’est « Comment démarrer un business à temps partiel ? » Et je pense que tu as beaucoup de choses à dire sur le sujet parce qu’à l’emploi du temps typique d’un cadre qui a ton niveau d’études, tu devais quand même travailler beaucoup même si c’est trois jours par semaine.

Laurent Chenot : Oui, tout à fait, c’est clair. J’avais des journées à n’en plus finir, j’avais aussi beaucoup de transport, j’avais quasiment trois heures de transport par jour. Et bien évidemment pendant mes deux jours par semaine que j’avais a priori sur mon business, il y avait toutes les contraintes familiales, mais aussi j’avais souvent des coups de fil du boulot, ou quelque chose à terminer. Donc c’est vrai que c’est a priori compliqué comme ça. On se dit déjà : avoir une vie c’est complexe, et bien en avoir deux ou plus c’est encore plus difficile. Mais pour moi, c’est essentiellement une question d’organisation. Et je pense qu’on parlera de cette question d’organisation.

Quand on voit des gens par exemple Richard Branson qui gère et qui a créé des dizaines de business, on se dit que quelque part c’est possible si on a la bonne méthode. Et par contre, c’est un chemin. C’est un chemin d’apprentissage. Il faut apprendre comment le faire, mais en tout cas c’est possible.

Olivier Roland : D’accord. Alors justement, on va peut-être commencer par ça.

OK. Tu avais deux jours par semaine. Depuis le début, c’était comme ça ? Tu étais employé que trois jours par semaine ?

Laurent Chenot : Oui. Alors en fait, ce que j’avais fait c’est que j’avais décidé de créer cette société, de créer cette entreprise. Et donc, j’avais négocié avec celui qui était à l’époque mon futur employeur de ne travailler que trois jours par semaine pour avoir deux jours afin de créer mon activité. J’ai créé pendant cette période plusieurs choses. En particulier, une école pour enfants en difficulté d’apprentissage avec ma femme et un couple d’amis. Et puis aussi, j’ai commencé mon petit business sur Internet.

Au début, ça a été un désastre total. Je crois que j’ai été peut-être un peu trop sûr de moi. J’avais mes diplômes, j’avais fait du consulting pour des grandes sociétés du CAC40, j’avais un peu d’expérience, un peu de bouteille. J’avais aussi des fonds, j’avais du temps, et je me suis lamentablement vautré. Donc, j’ai perdu 100 000 € de ma poche. Ça fait quand même un peu mal.

Olivier Roland : Alors, c’est ta première entreprise donc ?

Laurent Chenot : C’est ma première entreprise. Et ce qui est marrant, c’est qu’en fait, je m’étais juré quand j’étais plus jeune que je ne créerai jamais d’entreprise parce que c’est trop risqué, trop compliqué, et autres. Si tu veux, mon père était un ingénieur, il fallait rentrer dans une grande boîte française et puis partir à la retraite après avoir fait sa carrière. C’est ce qu’il a fait en fait, sauf qu’il est mort justement de sa retraite. Il n’a jamais pu en profiter. Et je pense que, si tu veux, le fait de l’avoir vu faire cette carrière et autre, ça m’a inspiré en me disant peut-être que moi je pourrai faire quelque chose ou suivre un autre chemin. Et de l’autre côté, j’avais ma grand-mère qui était une entrepreneuse, qui avait créé sa boîte et autre. Et je me suis dit finalement : pourquoi pas, qu’est-ce qui m’empêche moi de créer ma propre entreprise et d’être libre de mon destin quelque part.

Olivier Roland : Alors ça, c’est intéressant. C’est aussi un sujet qu’on retrouve dans « La semaine de 4 heures » qui est que à quoi bon attendre la retraite parce que des gens ont l’impression d’y arriver. C’est malheureusement ce qui est arrivé à ton père. Ça peut aussi arriver à tout le monde. Et ensuite, c’est super, mais le problème, c’est que quand on prend la retraite, on n’est pas exactement dans la force de l’âge. Donc, on a laissé passer nos plus belles années.

Laurent Chenot : Tout à fait. Et c’est vrai j’avais le début de la trentaine et je me suis dit : c’est peut-être maintenant le moment ou jamais, j’ai suffisamment d’expériences, je sais à peu près à quoi tout ça ressemble et je peux franchir le pas, je peux créer mon propre business. Après, c’est sûr que dans tous mes diplômes, dans toute mon éducation, ce qui m’a coûté le plus cher c’est la création de ma première boîte.

Olivier Roland : Cent mille euros. Parce que même ton MBA d’Harvard était moins cher que ça.

Laurent Chenot : Même mon MBA d’Harvard était moins cher que ça. D’autant plus qu’il était financé par mon employeur de l’époque. Mais par contre, ça a été une expérience absolument extraordinaire. Et je ne regrette pas un seul instant tout ça. D’autant plus que ça m’a permis d’apprendre de mes erreurs et de lancer ma deuxième activité qui est aujourd’hui un leader dans le développement personnel sur Internet.

Olivier Roland : Tu dis que comme ton entreprise t’a fait perdre 100 000 €, c’était ton expérience la plus chère, mais la plus extraordinaire. Est-ce que tu dirais que c’est celle qui a été la plus rentable ?

Laurent Chenot : Oui.

Olivier Roland : Est-ce que c’était ton meilleur investissement ?

Laurent Chenot : Oui, je pense que c’était mon meilleur investissement. D’un point de vue financier, j’aurai beaucoup de mal à le faire, mais par contre d’un point de vue personnel, d’un point de vue réalisation de ma vie et devenir quelque part ce que j’ai envie d’être, ça très clairement. Et d’un point de vue financier, il faut voir, mais aujourd’hui cette entreprise me permet d’en vivre, elle me permet de faire vivre d’autres personnes et c’est quelque chose que je n’aurai certainement pas pu faire si je n’avais pas vécu cette première expérience difficile, mais fortement enrichissante sur tous les plans.

Olivier Roland : Donc là, on voit un point important qui est commun à beaucoup d’entrepreneurs. C’est finalement cette capacité à prendre des risques, mais aussi à prendre des risques calculés, à rebondir par rapport aux échecs, et accepter l’échec comme faisant partie intégrante du processus d’éducation. Alors toi, tu as quand même la chance d’avoir des fonds parce que tout le monde ne peut pas se permettre de perdre 100 000 € comme ça et de pouvoir rebondir.

Alors pour en revenir sur l’organisation du temps, tu as déjà donné un point important, c’est que quand on a un projet qui nous tient à cœur, on peut tout à fait essayer en tout cas de négocier avec son employeur pour travailler à temps partiel.

Laurent Chenot : Tout à fait. Et d’ailleurs, la législation le permet puisqu’on peut travailler à 60 % quand on est dans un projet de création d’entreprise. Moi, je n’ai pas activé ce dispositif, mais je l’avais négocié dès le début, et ça fait partie d’un accord. Et mon employeur était gagnant parce qu’ils avaient un cadre qui pouvait faire un certain nombre de missions et ils l’avaient pour les deux tiers du prix.

Olivier Roland : D’accord. Ça, c’est intéressant. Je ne savais pas. Donc, la loi permet à ceux qui veulent créer leur entreprise de travailler à 60 % de leur temps de travail normal et l’employeur ne peut pas refuser.

Laurent Chenot : Tout à fait. C’est quelque chose qu’on peut demander. Après, il y a des règles particulières, il y a un cadre légal bien entendu, de même qu’on peut demander une année sabbatique. Alors là évidemment, on n’est pas payé, mais il y a plusieurs options qui permettent d’optimiser entre le temps de créer son projet d’entreprise, et qui permettent de le faire en gardant une sécurité importante. Parce que tu parlais du risque : je suis un trouillard fini. C’est-à-dire que je suis extrêmement « risk-averse » comme on dit. Je déteste le risque et pourtant j’adore l’aventure, j’adore la création. Il y a un paradoxe.

Et la façon dont je le résous c’est en essayant comme tu le disais de contrôler mes risques au maximum. Et donc à chaque fois que je fais quelque chose, mon premier projet, je me suis lancé comme ça en étant quelque part sûr du succès, peut-être un petit peu trop optimiste, mais ça m’a beaucoup appris et donc maintenant, chacun de mes projets est quelque chose que je teste. Et j’essaie à chaque fois de le tester à minima en termes d’argent et en termes de temps. Il y en a qui marchent et il y en a qui ne marchent pas, mais ceux qui marchent, je les développe et c’est comme ça que j’avance.

Olivier Roland : Ça, c’est très intéressant. On y reviendra effectivement. Il y a un peu ce mythe finalement de l’entrepreneur. Je parlais tout à l’heure de la capacité à prendre des risques, mais c’est vraiment important. C’est des risques calculés. L’entrepreneur n’est pas une tête brûlée qui va au charbon sans aucune préparation. Et on est en train toujours de minimiser ses risques et d’avoir des plans B qui font qu’on s’en sort si jamais on se plante.

Laurent Chenot : Tout à fait. Et en fait, je me suis rendu compte de ça. C’est vrai que j’avais ce mythe de l’entrepreneur qui est comme tu dis la tête brûlée, le joueur de casino à la limite qui va tout flamber. Ça marche, ça ne marche pas. Et en fait, je me suis rendu compte que ça existait et que souvent, ce n’était pas ceux qui avaient le plus de succès. Il y en a peut-être quelques-uns qui y arrivent parce qu’ils ont eu de la chance comme il y en a qui ont gagné à l’euro million et on parle beaucoup d’eux, mais sauf qu’en réalité, les entrepreneurs qui réussissent sont des gens qui sont plutôt analytiques, certes qui ont de l’instinct, mais qui vont s’assurer qu’ils calculent leurs risques. Ils prennent leurs différents paris, un peu comme quelqu’un va être sur les marchés financiers et va s’assurer que tout est bien calibré pour que quoiqu’il se passe, et bien il gagne quand même. Et c’est ça que j’ai appris et que j’ai mis en œuvre pour développer mon activité.

Olivier Roland : Très intéressant. Alors pour revenir sur l’organisation du temps, tu avais deux jours par semaine. On peut dire c’est bien, mais il y a beaucoup de gens qui se diraient : mais ça ne suffit pas pour créer et surtout développer une entreprise qui fait un million de chiffre d’affaires. Alors, quelle est ta méthode ? Comment tu t’organisais pour faire tout cela ?

Laurent Chenot : Ben je vais te dire. Deux jours par semaine, ce n’est pas assez quand on est mal organisé et c’est quelque part trop quand on est bien organisé parce qu’à partir du moment où tu as une entreprise qui est rentable, qui gagne de l’argent, tu peux tout à fait payer des gens qui vont travailler pour toi. Et je crois que c’est l’objectif de tout entrepreneur que d’avoir une entreprise qui finalement n’a plus besoin de lui, un peu comme un parent qui va élever son enfant. Au début, l’enfant a besoin de beaucoup d’attention, de beaucoup de soins, mais je considère que l’objectif d’un parent c’est quand même de faire que son enfant soit indépendant et puisse mener sa vie.

Pour moi, mon entreprise c’est l’un de mes enfants. Et c’est vraiment comme ça que je le vois en me posant à chaque moment, chaque jour : qu’est-ce que je peux faire faire par quelqu’un d’autre ? Comment je peux faire que mon entreprise dépende moins de moi ? Et ça, c’est très concret. Ce n’est pas juste des questions intellectuelles qu’on se pose.

En fait tout au début, j’ai fait une liste de l’ensemble des tâches que je faisais. Et je me suis dit : quelles sont les tâches que j’aime faire et quelles sont les tâches pour lesquelles je suis bon et où j’ai envie d’être meilleur. Et j’ai essayé de ne garder que ces tâches-là et de trouver des gens qui étaient capables de faire les autres.

Je vais donner un exemple extrêmement concret. Pour moi en fait, créer une entreprise sur Internet, c’est non seulement la plus belle aventure que j’ai faite, le plus bel exercice de développement personnel, mais je trouve que c’est aussi l’un des business model les plus simples qui soient parce qu’en fait, on a besoin que de trois composants. Le premier composant ce sont les contacts. C’est-à-dire combien de personnes on peut toucher, combien on a de clients potentiels. Le deuxième ce sont les offres : qu’est-ce qu’on leur vend ? Et puis, le troisième c’est quelle organisation on met en place. Ça, c’est ce que j’appelle le triangle d’or.

Et si tu veux depuis le début, je me suis dit : ça, c’est mon triangle, et comment je peux faire grandir chacun des côtés ? Parce qu’évidemment, si les côtés ne sont pas de la même taille, et bien le triangle est un peu difforme.

Olivier Roland : Tu peux répéter les trois arêtes du triangle d’or ?

Laurent Chenot : Bien sûr. Alors le Triangle d’or pour moi, la première ce sont les contacts, on va dire les clients : tous ceux qui ont un problème, qui ont une difficulté, quelque chose pour laquelle on peut leur apporter une solution.

Le deuxième point, ce sont les offres : qu’est-ce qu’on leur vend concrètement ? Qu’est-ce qu’on leur propose ?

Et le troisième point, c’est l’organisation : comment est-ce qu’on fait pour faire fonctionner tout ça ? Pour faire fonctionner au même rythme les contacts et les offres ?

L’image que je donne est un peu développement personnel. Mais pour moi, une entreprise est un être vivant. C’est-à-dire que, un peu comme on respire, on a notre cœur qui bat, et puis si on court trop vite, on va s’essouffler. Il y a besoin de cet équilibre entre la respiration et les battements du cœur. Une entreprise c’est pareil. On va faire rentrer de nouveaux clients dans notre système, on va sortir de nouvelles offres. Tout ça a un certain rythme et il faut que ça fonctionne en harmonie, un peu comme une machine bien huilée. En tout cas, c’est comme ça que j’ai conçu et que j’ai développé mon entreprise.

Olivier Roland : Oui, c’est très intéressant cette analogie avec le corps humain qui est effectivement un système avec des tas de composants internes qui fonctionnent, on pourrait croire, de manière indépendante, mais s’il y en a un qui ne fonctionne pas bien, l’ensemble du système va mal fonctionner.

Laurent Chenot : Exactement. Et moi mon rôle, c’est un peu ce qu’on dit en disant : « Il ne faut pas travailler dans son business, mais travailler sur son business ». Mon rôle pour moi, tel que je l’ai conçu, ça n’a jamais été de dire : voilà, il faut que je sois responsable des offres ou de l’organisation ou des contacts ou que je travaille sur du copyrighting ou autres. Ça a été de dire : je dois être le chef d’orchestre, celui qui conçoit le système, celui qui conçoit la façon dont ce système fonctionne et qui va trouver les bonnes personnes pour remplir les différents rôles.

Au début, je n’avais personne, je n’ai pas de contact. Donc, j’ai tout fait moi-même. Alors c’était long parce que je n’avais pas de méthode. À l’époque, il n’y avait pas les formations qui peuvent exister aujourd’hui. Je pense que j’aurai gagné beaucoup de temps avec des formations pertinentes, mais j’ai dû tout apprendre moi-même. Mais l’avantage c’est que ça permet de comprendre les différents morceaux. Et donc maintenant, je suis capable d’identifier les personnes qui vont être capables de faire ces différentes tâches.

Alors je vais donner un exemple extrêmement concret. Pour moi, le nerf de la guerre c’est vraiment les contacts : les gens à qui on est capable de proposer des offres. J’ai réuni en à peu près quatre ans un peu plus d’un million de contacts, et un million de contacts ciblés. Ce n’est pas n’importe qui, ce sont vraiment des contacts ciblés et des clients potentiels. Alors, ils ne sont pas tous clients hélas. Ils le seront peut-être un jour.

Olivier Roland : C’est des prospects. Voilà.

Laurent Chenot : C’est effectivement des prospects. Et dedans, il y en a bien évidemment qui deviennent clients.

Et la façon dont j’ai fait ça, c’est très clair que je n’aurai pas pu faire ça si jamais je m’étais retrouvé tout seul devant mon ordinateur en train d’essayer de faire des articles pour essayer de capturer du trafic. Ça, ce sont des méthodes qui fonctionnent, mais par rapport à mes contraintes c’est-à-dire deux jours par semaine, c’est beaucoup et en même temps ce n’est rien du tout, c’était une méthode que je ne pouvais pas utiliser. Ça veut dire que dès le début, j’ai fait une croix sur toutes les techniques que j’appelle de trafic gratuit, c’est-à-dire écrire des articles, faire un blog, tous ces éléments-là. Donc, ce sont des choses qui marchent, mais moi je n’étais pas en mesure de les mettre en place.

Olivier Roland : Je comprends. D’accord. C’est là où tu t’es dit : il faut absolument que je puisse générer de liste rapidement. Et pour ça, il faut que je paie pour ces prospects.

Laurent Chenot : Tout à fait. En fait, c’est un peu comme quand tu vas payer quelqu’un dans ta société pour écrire un article par exemple ou pour répondre à des clients. Je me suis dit, voilà : aujourd’hui, je ne suis pas bon pour générer des contacts, je ne sais pas faire, et je n’ai pas les ressources, je n’ai pas l’expérience. Donc, qui est bon pour générer des contacts ?

Olivier Roland : Alors ça, c’est intéressant. C’est-à-dire que quand tu te demandes comment je vais déléguer, ce n’est pas juste à des gens que tu vas embaucher, ça peut être aussi que tu as des prestataires, des sociétés spécialisées qui ont déjà une grande expérience dans le domaine.

Laurent Chenot : Absolument. Pour moi, c’est la même logique. C’est quelque chose qu’on ne peut pas et pour lequel on n’est pas bon, comment on peut faire pour le donner à quelqu’un qui est meilleur que nous ? Et donc j’ai commencé en fait au début avec Google, donc Adwords. J’ai commencé à faire de la publicité sur Adwords. Et effectivement, Google est bien meilleur que moi pour générer des contacts. Ça, c’est clair. C’est un peu leur métier. Et en fait le problème que j’avais au début, c’est que j’arrivais à avoir beaucoup de volumes, mais par contre, je payais très cher ces contacts. Ça veut dire que j’avais un chiffre d’affaires important, mais j’avais une rentabilité qui était faible.

Olivier Roland : Alors c’est toi qui faisais ça ? Tu gérais toi-même les pubs sur Adwords ?

Laurent Chenot : Oui, c’est moi qui les gérais moi-même. Alors, j’ai travaillé avec des agences à un moment, mais je me suis rendu compte… Il y en a peut-être qui sont assez bonnes, mais malheureusement, je n’avais pas vraiment trouvé. Et donc, j’ai toujours gardé cette fonction-là : internaliser. Donc, je travaille en direct avec Google. Après, Google a différents moyens entre le Search, entre le Display. Donc, il y a plusieurs outils. Mais petit à petit, j’ai appris à maîtriser ces outils et à diminuer mon coût par contact et donc à augmenter ma profitabilité.

Olivier Roland : D’accord. Alors au début, c’était juste un manque d’expérience de ta part qui faisait que tu payais aussi cher. Tu étais plongé dans la compréhension du mécanisme d’Adwords et tu as réussi à trouver les différents leviers pour diminuer le coût au lead.

Laurent Chenot : Absolument. Et d’ailleurs, je précise un point c’est que l’important ce n’est pas tant le coût au lead, l’important c’est le retour sur investissement.

Je pense que ce serait évident pour toi, mais juste pour donner l’exemple, imaginons que je sois capable de te vendre un billet de 10 € pour 5 €. Légalement, ce n’est pas de la fausse monnaie, c’est du vrai argent. Je te dis voilà : tu as 10 € et je te le vends 5 €. Combien tu en veux ?

Olivier Roland : J’en veux autant que je peux acheter.

Laurent Chenot : Autant que tu peux acheter. Et en plus, ce qui est intéressant c’est que, imaginons que tu as juste 5 €, tu vas m’en acheter un. Et bien tu vas avoir 10 €, tu vas pouvoir en acheter deux et ça devient exponentiel.

Olivier Roland : Exactement. Et c’est vrai que c’est une bonne image de la pub sur Adwords. Effectivement, sauf qu’en l’occurrence, là tu as une quantité limitée de billets dans Adwords qui est la quantité de trafic total.

Laurent Chenot : Oui tout à fait. C’est vrai que c’est la quantité de trafic total. Par contre, tu peux de cette façon « saturer un marché ». C’est-à-dire que tu peux, si tu utilises bien ces outils, devenir le leader d’une niche, quelle que soit la liste de la niche que tu choisis. Parce qu’il y a quelque chose dont je me suis rendu compte : au début, j’étais là, j’expérimentais un peu et je ne regardais pas vraiment les statistiques. Je pataugeais. Et puis à un moment, j’ai été regarder en me disant finalement sur combien de sites est-ce que ma publicité apparaît ? Et là j’ai ouvert les yeux gros comme des soucoupes parce que ma publicité apparaissait sur 25 000 sites.

Olivier Roland : Ça, c’est intéressant. Voilà. 25 000 sites. Waouh !

Laurent Chenot : Donc, tu vois. J’aurai fait un blog, même le meilleur blog du monde, et j’aurai mis ma pub pour télécharger mon rapport gratuit, ça aurait été un de ces sites. Peut-être qu’il aurait compté pour cent ou mille de ces sites. Mais là, j’en avais 25 000. J’avais 25 000 personnes qui bossaient pour moi.

Olivier Roland : Par contre, si demain tu arrêtes les pubs, tu n’es plus sur aucun site.

Laurent Chenot : Alors effectivement, si j’arrête les pubs, je ne suis plus sur aucun site. Par contre, j’ai la base de données que j’ai créée de mes un million de contacts.

Olivier Roland : Tout à fait, c’est vrai.

Laurent Chenot : Mais c’est vrai qu’effectivement, chaque modèle a ses forces et ses faiblesses. Ça m’a permis de construire ma base de données et mes sources de trafic sans avoir besoin d’y investir du temps parce que tout ça, ça arrive de façon passive. L’image que je donne c’est que, c’est un peu comme si Google me payait, moi, pendant que je dors pour construire ma propre liste.

Olivier Roland : Je comprends. Effectivement quand tu es rentable, quand tu prends de la pub chez Google et que plus t’en achètes, plus tu gagnes de l’argent, on peut le voir comme ça.

Laurent Chenot : Et après, il y a une technicité. Il n’y a rien de magique là-dedans, ça demande de bien le connaître, ça demande de suivre ce qu’on fait, mais avec le temps, j’ai découvert certaines méthodes par exemple : combien est-ce qu’on doit payer un contact pour maximiser son profit ?

Olivier Roland : Alors, dis-moi ?

Laurent Chenot : Je vais te donner la réponse. En fait, je le démontre mathématiquement, mais ce n’est pas le lieu, c’est que ça dépend de la valeur de ton contact. Imaginons qu’un contact qui rentre dans ton système parce que tu vas lui vendre des choses te rapporte 5 €. Et bien, il faut que tu le paies 2,50 €. Donc, il faut que tu le paies la moitié de sa valeur.

Olivier Roland : Et pourquoi ça ?

Laurent Chenot : Pourquoi ? Je vais t’expliquer très simplement et sans faire des équations mathématiques derrière. En fait, ce qui se passe c’est que plus tu vas payer tes contacts cher, et plus tu vas en avoir. C’est normal. Si tu dis à Google : écoute, à chaque fois que tu m’apportes une personne, je te donne 100 €, je pense que là tu prends tout le réseau Google. Mais par contre, tu vas devenir très vite pauvre. Et Google va devenir encore plus riche. Par contre, si tu dis à Google : Écoute tu m’envoies tous les contacts que tu veux, mais je te paie zéro, tu ne vas pas en avoir un seul. Donc, plus tu paies cher, plus tu as de contacts. En même temps, plus tu paies cher par contact, moins tu as de profitabilité. Donc, il y a quelque part un curseur qui commence à zéro c’est-à-dire zéro contact, pas d’argent, et qui va au maximum jusqu’à la valeur que tu apportes à ton contact. C’est-à-dire que si ton contact te rapporte 5 € de profit et que tu paies 5 € à Google, et bien tu as fait zéro en termes de profit. Et donc entre ces deux zéros, tu as un optimum. Et je démontre mathématiquement qu’en fait, l’optimum se retrouve au milieu.

Olivier Roland : Donc 2,5.

Laurent Chenot : Donc, dans ce cas-là 2,5. Si la valeur de tes contacts c’est 3, c’est 1,5 ; si c’est 10, c’est 5. Et c’est là que c’est intéressant puisque plus tu as de contacts, et plus tu es capable de faire des tests, plus tu as de ressources, plus tu es capable de faire des offres, et donc plus tu augmentes ta valeur par contact. Donc, plus tu peux augmenter ce que tu paies à tes sources de trafic, et plus tu peux augmenter ton activité.

Olivier Roland : Je comprends. C’est un cercle vertueux qui s’enclenche. Effectivement. Et quand tu dis 5 €, c’est bien 5 € comme dans la valeur à vie ou bien c’est une valeur un an ou immédiate ?

Laurent Chenot : Il y a plusieurs façons de calculer la valeur. Et c’est sûr que plus tu prends un horizon long, plus tu vas pouvoir payer tes contacts cher et plus tu en auras, mais plus il faudra attendre de temps avant d’être rentable. Donc ce que tu appelles la valeur par contact, c’est une décision, c’est une décision managériale. Moi personnellement, je considère que ma valeur par contact, ça va être ma valeur sur l’année. Donc c’est combien me rapporte un contact en moyenne sur l’année.

Olivier Roland : D’accord, c’est la valeur sur l’année. OK. Donc ça veut dire de toute façon, déjà comme tu paies déjà la moitié de ce qui va te rapporter sur l’année, tu peux espérer rentabiliser très vite quand même au moins ton investissement.

Laurent Chenot : Tout à fait. D’autant plus qu’il y a quelque chose qu’on oublie souvent en disant : oui la publicité est payante, moi je ne veux pas sortir d’argent, c’est ce qu’on dit souvent. Mais on oublie un point très important en business qui sont les conditions de paiement. C’est-à-dire que par exemple dans mon cas, je paie Google à trois mois. C’est-à-dire que je touche l’argent de mes contacts avant de payer Google. Et trois mois avant de payer Google.

Olivier Roland : Ça, c’est génial.

Laurent Chenot : Donc en termes de trésorerie, je suis positif aussi.

Olivier Roland : C’est super. C’est un business model qui est mis en avant dans « La semaine de quatre heures » exactement comme toi où on paie ses fournisseurs, ce qui amène les ventes après que les clients aient payé. Donc, on ne peut jamais se retrouver en défaut de trésorerie, c’est impossible.

Laurent Chenot : C’est un bon modèle parce qu’effectivement on est payé avant. Et c’est ce modèle-là qui quelque part m’a permis de créer comme tu disais des cercles vertueux parce que quelque part, plus je dépensais d’argent, et plus j’en avais, plus je pouvais en dépenser et ça tourne comme ça. Je pense très sincèrement que quelque part, ma croissance aurait été trop rapide par rapport à ce qu’elle aurait dû être.

Olivier Roland : Ah bon ? C’est-à-dire ?

Laurent Chenot : C’est-à-dire qu’en fait quand tu commences à avoir d’un seul coup des contacts qui augmentent très rapidement, tes serveurs ne sont plus adaptés, ton équipe n’est plus adaptée, tes systèmes ne sont plus adaptés, tu commences à toucher beaucoup de monde. Donc, il y a tout un tas d’effets de bord à gérer quand tu te retrouves avec des centaines de messages sur ta messagerie ou de questions ou des gens qui veulent acheter tes produits. Rien que des gens qui t’envoient un bon de commande ou un chèque, et bien, il faut les gérer. Et je pense, si tu veux, je voulais me démontrer que j’étais capable de croître vite. Ça, je l’ai fait. Mais avec le recul, je pense que j’aurai dû limiter volontairement ma croissance, tester encore plus les choses et vraiment appuyer sur le bouton de la croissance quand les choses auraient été un peu plus calées.

Olivier Roland : Tu veux dire que tu n’avais pas encore mis en place ton système et qu’il y a des goulets d’étranglement pour encaisser les chèques et tout ça. Et le plus gros désavantage c’est que les clients sont mécontents. En tout cas, une certaine partie.

Laurent Chenot : Tout à fait. Nous, si tu veux, on a préservé des clients, mais je pense que j’en ai payé le prix sur mon temps, sur mes nuits, sur tout ça. Mais j’ai toujours considéré que quelque part avoir trop de clients était plutôt un gros problème à avoir.

Olivier Roland : Oui, le problème le plus difficile effectivement.

Laurent Chenot : Oui, compliqué. Mais par contre, je vais te donner un exemple concret du problème que ça m’a causé. C’est que comme je travaillais beaucoup sur le fait d’avoir des contacts, je n’avais pas compris ce système de triangle d’or à l’époque. Il paraît très simple ce système, il paraît même évident et à la limite, tu vois, c’est une lapalissade. Il n’y a rien de nouveau là-dedans sauf que cette façon de concevoir les choses pour moi a tout changé parce qu’au début, je ne travaillais que sur mes contacts et je ne travaillais pas sur mes offres, et j’ai travaillé sur mon organisation quand j’ai été forcé. Ça veut dire que mon triangle était totalement difforme. Et donc, je passais tout mon temps sur mes contacts, pas assez sur mon organisation et donc je courrais un peu après ma propre queue comme un chien tu vois.

Olivier Roland : Oui je comprends ce que tu veux dire.

Laurent Chenot : Et c’est au moment où je me suis dit : Attends, il faut que j’arrête, il faut que je développe de nouvelles offres, que là d’un seul coup ma rentabilité a commencé à vraiment augmenter parce que non seulement j’avais la rentabilité immédiate de ce que pouvait m’apporter Google ou d’autres sources de trafic, mais j’avais aussi toute cette rentabilité, tout ce chiffre d’affaires qui venait des gens qui étaient déjà dans mon système, dans mon stock.

Olivier Roland : Voilà. Donc tu as pu vendre à tes clients existants qui avaient quand même acheté et aux prospects qui n’avaient pas été convaincus jusque-là et qui se sont dit : « Ah bah tiens, ça, c’est pour moi. »

Laurent Chenot : Exactement, et c’est là que je me suis dit : En fait, il faut vraiment que j’équilibre. Je crois que j’avais un peu le stress d’entrepreneur qui dit : « il faut que j’aie de nouveaux clients », alors qu’en fait on le sait, mais ce n’est pas pareil de le savoir et d’agir par rapport à ça, on sait que c’est plus facile de vendre à un client existant que de trouver un nouveau client.

Olivier Roland : Oui.

Laurent Chenot : Et donc moi, j’étais dans cette course aux nouveaux clients, aux nouveaux contacts. J’ai donc négligé de proposer de nouvelles choses à mes clients. Et quand j’ai commencé à proposer de nouvelles offres ; et bien là, mes clients étaient très contents d’ailleurs et j’ai commencé à pouvoir renforcer ma relation avec eux.

Olivier Roland : Super. Donc là, tu as utilisé cet effet de levier énorme qui est ta base alors qu’avant elle était moins utilisée.

Laurent Chenot : Je ne savais comment l’utiliser, je n’avais pas cet effet de levier. En fait, je m’étais construit un actif, comme on dit, mais je ne l’utilisais pas. Donc un actif qu’on n’utilise pas, c’est un passif. J’ai commencé à vraiment l’utiliser et là, ça a vraiment changé beaucoup de choses.

Olivier Roland : OK. Donc, tu commences par la pub sur Adwords, ça décolle bien.

Laurent Chenot : Oui.

Olivier Roland : Ensuite, tu affines justement en rajoutant des offres… En travaillant sur l’organisation, est-ce que tu as utilisé d’autres choses de leads à part Adwords ?

Laurent Chenot : Ah oui. En fait au début, je crois que j’étais victime du marketing d’Adwords et j’avais l’impression qu’en gros c’était la seule source de contact.

Olivier Roland : D’accord, OK.

Laurent Chenot : Qu’en gros, il y avait eux et après il y a eu Facebook, mais qu’en dehors d’eux, ils touchaient tellement de monde et ils touchaient tellement tout le monde que ce n’était même pas la peine d’aller voir ailleurs. Ça, c’était la croyance que j’avais.

Et puis un moment, j’ai croisé quelqu’un qui faisait à peu près la même chose que moi aux États-Unis. C’est quelqu’un qui a une entreprise qui faisait il y a quelque temps 36 millions de dollars, donc c’est quelqu’un qui sait à peu près de quoi il parle. Et je me suis rendu compte que ce gars-là, dans un domaine assez proche du mien recrutait des centaines de nouveaux contacts par jour, des dizaines de milliers par mois. Et je me suis dit : « mais pourquoi je me limite ? » Et comme j’avais conçu un peu ce modèle, je dis : OK, ce gars-là, il a un côté contact de son triangle qui est beaucoup plus grand que le mien. Comment fait-il ? Et donc, j’ai creusé ce sujet-là.

Je n’ai pas essayé de tout apprendre de son business parce que j’avais eu l’opportunité de discuter avec lui, de le rencontrer, je me suis focalisé sur ce sujet-là : comment faisait-il pour être aussi bon dans le domaine ? Et je me suis rendu compte qu’il utilisait des sources auxquelles je n’avais jamais pensé. Et j’ai fait la même chose que lui.

Olivier Roland : Oui, alors vas-y, dis-nous tout !

Laurent Chenot : Et j’ai mentionné les sources que j’utilise, mais en termes de résultat, le mois dernier, j’ai collecté en moyenne 1 400 nouveaux leads ciblés par jour. C’est-à-dire que tous les jours, il y a 1 400 nouvelles personnes qui se sont inscrites pour recevoir le cadeau gratuit que je leur propose et qui après vont ensemble dans mon système, reçoivent mes différentes offres en automatique.

Olivier Roland : D’accord. Ton système est déjà tout fait. Ensuite, elles auront une séquence d’e-mails qu’elles vont recevoir avec un délai programmé, et qui vont proposer différentes offres.

Laurent Chenot : Tout à fait. J’ai un site dans mon système, ce qui fait que je suis capable par rapport aux comportements des gens de segmenter ce que je leur propose, mais sincèrement, je n’avais pas du tout ça quand j’ai commencé. Et c’est vrai que rien qu’une séquence toute simple qui s’inspire des besoins des gens, qui leur propose des offres pertinentes, et bien c’est quelque chose qui fonctionne très bien.

Alors, je réponds à ta question sur mes sources de contact. Je considère en fait qu’il y a trois étages dans la fusée de contact.

– Le premier, c’est le trafic gratuit. Ça, je n’ai jamais réussi à faire. Je ne sais pas faire, pour moi c’est magique. Ce que tu fais Olivier et tous ceux qui font du blogging et autres, c’est juste magique, c’est créer de l’argent à partir d’électron. Ça, c’est le trafic gratuit.

– Le deuxième c’est, le fait d’avoir recours à des affiliés, des partenaires et on va rémunérer ces partenaires en pourcentage du chiffre d’affaires qu’ils génèrent.

– Mais, il y a une autre façon de faire qui est ce qu’on appelle le CPA, c’est-à-dire le coup par action. Au lieu de rémunérer les partenaires en pourcentage du chiffre d’affaires qu’ils génèrent, et bien on va simplement les rémunérer soit aux clics, aux visiteurs du site, soit aux contacts inscrits. Et pour ça, je donne quelques exemples.

On a par exemple Google. Quand on tape dans la barre de recherche de Google, et bien on peut sortir dans les premiers résultats. Dans mon domaine, il y a plusieurs millions de concurrents. Il y a vraiment littéralement des millions de pages qui parlent du même sujet et quand on tape les mots clés qui m’intéressent, et bien je ressors vraiment en première position de Google. Donc ça, c’est un exemple.

On a aussi ce qu’on appelle le Display. Je prends encore une fois l’exemple du réseau Google, mais ça pourrait être la même chose sur Facebook. Et bien, on va afficher différentes publicités qui peuvent être liées à la thématique d’un site, qui peuvent être liées aussi aux comportements d’un internaute. Les gens vont cliquer dessus, vont arriver sur notre site, et on paie aux visiteurs.

Après, on rentre dans ces sujets. Donc ça, ces sujets, ils sont relativement connus, mais pour moi, c’est la partie émergée de l’iceberg. Ce n’est pas là qu’il y a la meilleure comptabilité.

Pour donner un exemple sur Google, ma rentabilité est à peu près de 1,20 c’est-à-dire que quand je dépense 1 € sur Google, je gagne 1,20 € ; donc j’ai 20 centimes de profit. Mais j’ai des sources de contact qui peuvent me rapporter trois fois ce que je dépense et j’ai même une source qui me rapporte trente fois ce que je dépense.

Olivier Roland : Waouh ! Excellent.

Laurent Chenot : Alors, il n’y en a pas suffisamment des qui rapportent trente fois, d’accord, mais elle existe quand même.

Alors, comment avoir ces rentabilités-là ? Et bien, il y a certes la publicité au clic comme je le mentionnais, mais il y a aussi en gros les compagnies d’e-mailing, c’est-à-dire qu’on va avoir des partenaires qui ont des centaines, de milliers, des millions d’adresses e-mails en base et même chose, on va les rémunérer aux contacts, c’est-à-dire qu’ils vont envoyer un e-mail pour inciter des gens à visiter notre site et on ne les paie que si quelqu’un s’inscrit.

Olivier Roland : D’accord. Donc, on paie au prospect qualifié qui s’inscrit dans…

Laurent Chenot : On paie au prospect qualifié. Alors évidemment le coût, plus on demande d’informations précises et plus ça va être cher. Plus on est ciblé, plus c’est cher. Mais pour être très transparent pour les chiffres, aujourd’hui un contact général ciblé et certes, mais « normal », sans condition particulière, ça se négocie aux alentours de 1 €. Et l’avantage, pourquoi ces contacts sont si rentables ? Parce que ce sont des gens qui sont dans des bases e-mail, ce ne sont pas des inscrits qui ont ouvert un e-mail, qui ont cliqué et qui se sont inscrits. Donc, ça veut dire que ce sont des gens qui sont ultra-qualifiés. Et surtout, ce sont des gens qui comprennent comment fonctionne le marketing par e-mail.

Olivier Roland : Mais quelle est la source de cette base immense de 1 million ou plusieurs millions ?

Laurent Chenot : Et bien ça, ce sont des médias. Moi, je suis éditeur sur Internet, je vends des produits. Mon travail, c’est d’optimiser la valeur des contacts qu’on me donne, de lead. Et de l’autre côté, il y a des gens qui sont spécialisés dans la collecte de contact. Ils peuvent le faire avec des jeux-concours, ils peuvent le faire avec des blogs qui vont être très importants, ça peut être des sites de média, ça peut être des sites comme, je n’en sais rien, le site de Psychologie par exemple. Donc, tous ces médias, dont le travail c’est justement de collecter des leads.

Je vais être extrêmement caricatural, mais je pense que c’est important pour bien comprendre. Le contenu puisqu’en fait, c’est ça qu’on vend sur Internet, c’est de l’information, c’est du contenu. Et en fait, entre gratuit et quasiment l’infini, on trouve de tout : un cours de développement personnel, on peut trouver ça, on peut trouver un PDF gratuit sur le net, on peut le trouver moyennant quelques euros, on peut avoir une formation à quelques milliers d’euros pour devenir coach par exemple. Donc, il y a tout un continuum entre le gratuit et le payant.

Et il y a des gens qui sont spécialisés dans le fait de diffuser du contenu gratuit pour avoir des contacts, c’est ce qu’on appelle des médias et on a des gens qui sont éditeurs dont le but c’est de faire du contenu payant et de le vendre. Et moi, je me positionne au milieu. C’est-à-dire que je parle aux médias et je leur dis : Vous avez des contacts, donc moi, je les prends et je vous paie et je travaille – on y reviendra peut-être – avec des gens qui produisent des offres – j’en produis moi-même – et je leur dis : moi, je suis capable de vendre vos offres, et je suis au milieu.

Olivier Roland : D’accord, donc tu es une sorte de courtier en fait.

Laurent Chenot : Alors, on peut le voir comme un courtier ou on peut le voir aussi comme le grand chef dans une cuisine qui va coordonner les différentes personnes qui travaillent pour faire un grand plat, on peut le voir comme un chef d’orchestre. Donc, il y a plusieurs images, mais l’image que moi je donne, c’est celle de l’écosystème. Il y a un travail en commun qui est fait entre celui qui collecte les contacts, le média ; celui qui fait les offres, l’éditeur ; et celui qui va faire prendre la source et qui va assurer la meilleure expérience client possible.

Olivier Roland : D’accord.

Laurent Chenot : Voilà. Donc ça, c’est un exemple.

Je citais les contacts par e-mail et pourquoi ils sont si rentables. Parce que ce sont déjà des gens qui sont dans ces processus-là, qui comprennent l’intérêt d’acheter des produits sur Internet, qui comprennent l’intérêt de toute cette façon de fonctionner. Et puis, il y a une autre façon de faire qui s’appelle la coregistration c’est-à-dire qu’il y a des sites, tu as certainement vu, où tu t’inscris et puis on te propose de cocher une case pour recevoir des cadeaux gratuits.

Olivier Roland : D’accord. Donc, on s’inscrit sur un site. Ça peut être n’importe quel type de site ?

Laurent Chenot : N’importe quel site. Ça peut être le site d’un média, ça peut être le site, je ne sais pas si c’est le cas, mais par exemple, ça pourrait être Télé 7 Jours, ça pourrait être un site gratuit d’horoscope, ça pourrait être plein de choses, si tu veux. Et on te propose de recevoir quelque part des offres partenaires sauf que ce sont des offres qui sont clairement identifiées, en te disant voilà : si vous cochez ici, vous allez recevoir telle chose.

Ce principe de coregistration te permet en fait de recevoir des contacts que tu vas pouvoir charger dans ton système d’information, dans ton système de gestion clients, dans ton système d’envoi d’e-mail automatisé, ou alors tu peux leur envoyer des mails à la main si le nombre est limité. Et là ce qui est intéressant, c’est qu’on peut recruter beaucoup de contacts à des prix qui vont commencer à 1/4 d’euros par contact ciblé, donc 0,25 centime. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on peut avoir pour 25 centimes un contact ciblé.

Olivier Roland : Et ensuite, le contact est dans ta base pour faire ce que tu veux.

Laurent Chenot : Le contact, c’est un contact considéré comme opt-in c’est-à-dire qu’il a donné son autorisation pour qu’on le contacte, il souhaite recevoir les informations et effectivement on en fait ce qu’on veut, on l’a quelque part acheté. Ce n’est pas comme quand on a une base.

Olivier Roland : Alors, le truc par contre c’est que quand il s’est abonné, il a reçu le mail de bienvenue du site sur lequel il s’est abonné, mais il ne te connaît pas du tout, toi.

Laurent Chenot : Si parce qu’il a reçu. Après, il y a différentes configurations. Là, on rentre dans l’aspect technique des choses, mais la plupart des partenaires vont envoyer, eux, en ton nom ton e-mail de bienvenue. C’est-à-dire qu’ils vont depuis leur système, dès que la personne s’inscrit, dire : « Bonjour, c’est Olivier Roland, merci de votre confiance et je vous donne le cadeau que vous avez voulu télécharger. ». Et toi après, tu récupères le fichier de toutes ces adresses e-mail et quelques jours après, tu vas leur envoyer ton deuxième message. Donc, ils te connaissent. Bien entendu, ils te connaissent.

Olivier Roland : OK, d’accord. Ça, c’est 25 centimes d’euro par lead.

Laurent Chenot : Ça commence à 0,25. Après, suivant le ciblage, sur la performance de ton annonce, suivant tout ça, ça monte à 0,50, mais on est dans ces eaux-là. Pour des contacts, on va dire, « normaux ». Des contacts d’assurance, ça peut monter beaucoup plus haut, mais pour ce qu’on fait généralement dans le marketing Internet pour des particuliers, pour du grand public, on est aux alentours de 0,25 – 0,50 en moyenne pour avoir un volume correct.

Olivier Roland : OK, d’accord. Donc ça, c’est la principale source de leads que tu utilises : Adwords, les campagnes d’e-mailing et la coregistration.

Laurent Chenot : Absolument.

Olivier Roland : Alors, pour ceux qui veulent démarrer Adwords, taper Adwords, c’est de créer un compte. Pour ceux qui veulent démarrer des campagnes d’e-mailing ou de coregistration, est-ce qu’il y a un des sites où ils peuvent aller ?

Laurent Chenot : Oui. Alors déjà, je déconseille de commencer par Adwords. Moi, je l’ai fait, mais c’était une erreur. Maintenant et d’ailleurs je le fais puisque j’ouvre en fait d’autres domaines, maintenant quand je veux tester une activité, c’est très simple, je fais de la coregistration.

Par exemple, il y a un de mes partenaires qui s’appelle « Optincollect », optin comme un opt-in : optin et collect : collect.com et ce sont effectivement des gens qui sont spécialisés dans la coregistration. Et donc là, je suis en train de tester une nouvelle niche et je leur ai proposé qu’ils collectent pour moi quelques centaines de leads à 0,25 € pour effectivement voir si le concept prend ou pas.

Olivier Roland : D’accord, c’est intéressant. En tout cas voilà, ceux qui veulent essayer un petit peu ça, ils peuvent aller sur Optincollect.

Laurent Chenot : Mais ce qui est intéressant pour moi en tout cas qui ne maîtrise pas du tout tout ce qui est SIO, blogging et autre comme toi, tu peux le faire, ça veut dire qu’en fait pour quelques dizaines ou quelques centaines d’euros, je peux avoir autant de leads qu’un blog moyen va récupérer en un an. Donc, ça permet de tester tout de suite, d’avoir des offres tout de suite et donc d’avoir des revenus tout de suite.

Olivier Roland : Alors attends parce que quand tu dis entre 10 et 100 € l’équivalent d’un an de leads, moi qui défends justement le business du Blogging Pro, il faut que je creuse un petit peu ça, c’est-à-dire combien de leads à peu près tu peux avoir ?

Laurent Chenot : C’est simple. Tu prends un contact à 0,25, d’accord ? Si tu le fais…

Olivier Roland : Donc pour 100, c’est 25 €.

Laurent Chenot : Voilà. Donc pour 100, c’est 25 €.

Olivier Roland : D’accord, et si tu paies 100 €, tu as 400 leads.

Laurent Chenot : Oui. Donc tu vois, tout de suite, tu as un effet. Si on considère qu’un blog, si tu veux, il va récupérer quelques contacts par jour et encore il faut le lancer, il faut le mettre en place, il faut le chauffer quelque part sur un an, après il y en a qui réussissent très bien et il y a vraiment des cas de succès extraordinaires : quelqu’un qui comme moi est cadre, a une famille, a tout un tas d’activités n’a pas forcement le temps d’écrire ou autre, et bien, il va peut-être recruter quelques centaines de leads en une année. Donc, exactement la même chose que ce que moi je récupère en quelques jours en dépensant une centaine d’euros.

Olivier Roland : D’accord, je comprends ce que tu veux dire. Qu’est ce que c’est qu’un blog moyen ?

Laurent Chenot : Alors je précise un point quand même, c’est que je pense que quand on a un blog, les contacts qu’on récupère sont plus ciblés. Donc, ils n’ont pas forcément la même valeur. Un blog a aussi un autre avantage qui est que tu te construis quelque part ta machine qui va continuer à te rapporter des contacts, même quand tu arrêtes de dépenser.

Donc pour moi, ce n’est pas blogging contre publicité payante ou contre affilié, pour moi tout ça fait partie de la même partie du triangle. Et suivant l’endroit où l’on est, suivant sa stratégie, et bien on va utiliser un des modes de collecte ou un autre ou tous. Et moi, aujourd’hui, j’utilise tous ces modes. Je suis beaucoup moins bon que toi ou tes élèves dans le domaine du blogging, mais par contre j’ai quelques petits blogs qui rapportent quelques contacts et en même temps je suis extrêmement actif sur tous ces domaines des médias payants.

Olivier Roland : Voilà effectivement c’est très intéressant parce qu’on a un point de vue justement différent de celui dont je parle d’habitude puisque moi j’explorais un peu, mais très peu ce monde des leads payants. OK. Donc là aujourd’hui, quand même 1 400 leads par jour, c’est quand même assez extraordinaire. Alors, il y a quand même une question que je me pose, tu dis que tu as un million de contacts dans ta base, ça commence à représenter un pourcentage non négligeable des francophones.

Laurent Chenot : C’est vrai.

Olivier Roland : Est-ce que tu ne risques pas un jour d’avoir tous les contacts possibles de ta niche ?

Laurent Chenot : Oui, de toute façon, je vais te dire. Il y a quelque chose qui est vrai dans le business, sur Internet ou partout, c’est que rien n’est infini. Tout est impermanence, c’est un peu zen, c’est un peu développement personnel, mais c’est vrai. C’est-à-dire qu’on sait très bien que dans le business si on reste à la même place, on recule. Donc aujourd’hui, je prends le blogging. Peut-être que dans 10 ans, le blogging sera mort et sera remplacé par autres choses, sur des téléphones portables ou sur d’autres choses. On est sans arrêt en train de réinventer notre activité, notre business, ce qu’on fait et en train de nous réinventer nous-mêmes.

Donc, c’est sûr qu’il y a un moment ou j’aurai saturé tout le stock de la niche. Par contre, des personnes intéressées par le développement personnel, il y a des nouvelles naissances tous les jours, il y a de nouvelles personnes qui s’intéressent au développement personnel tous les jours, donc c’est très clair que tout ce flux-là va continuer à arriver. Peut-être que ce que je récupérerai sera moins, peut-être que ce ne sera pas 1 400, peut-être que ce sera 400, peut-être que ce sera 40 parce que j’aurai saturé la niche, mais entre nous, je préfère avoir saturé une niche vite plutôt que ne jamais la saturer en y passant des années.

Olivier Roland : Oui, oui, c’est un point de vue qui se défend. Alors moi, je n’ai pas d’expérience personnelle sur le sujet, mais je connais donc un entrepreneur au Brésil qui s’appelle Erico Rocha et qui, lui aussi, a vraiment été dans Adwords à 2 000 % comme toi, et je crois qu’il faisait 3 000 leads par mois si je me rappelle bien. C’était un business qui tournait très, très bien dans le domaine de l’immobilier au Brésil. À un moment, il avait écrit qu’il avait atteint les 1 % de la population totale du Brésil dans ces listes. Et je crois qu’il faisait 200 000 $ par mois de, je ne sais plus, de chiffre d’affaires ou de bénéfice, et du jour au lendemain, c’est tombé quasiment à zéro,

Laurent Chenot : ça, je vais te dire. Pour moi, ça, c’est ce que j’appelle le one pony trick. C’est le gars qui sait bien faire une chose, mais qui n’a pas anticipé. Je ne dis pas que c’est son cas, je prends juste cet exemple, et je caricature volontairement en supposant qu’il n’avait rien fait d’autre à côté.

Et j’ai rencontré beaucoup de gens comme ça qui ont un succès une fois et qui considèrent qu’ils ont tout compris. Ils appliquent la même méthode sans arrêt, donc ils traient la vache, mais il y a un moment où la vache meurt. C’est normal parce que les arbres ne montent pas au ciel et les vaches ne sont pas éternelles. Il y a un moment où quand tu as exploité un business model pendant trop longtemps, il perd de son efficacité. Et si tu ne t’es pas réinventé en parallèle et si tu n’as pas planté de nouvelles graines, effectivement ton business meurt.

Olivier Roland : Ouais, tout à fait.

Laurent Chenot : C’est pour ça qu’il y a un élément, je n’ai pas évoqué, c’est qu’il y a le triangle d’or, mais il y a en fait deux éléments à côté du triangle d’or. Le premier c’est toi en tant qu’entrepreneur c’est-à-dire tes forces, tes faiblesses, tes limites mentales, tes blocages, donc ça, c’est important de travailler dessus et ton business te permet de travailler dessus, mais il y a un autre élément qui est l’amélioration continue. C’est-à-dire qu’il y a 7 leviers. Il n’y en a pas 10 000, il y a 7 leviers d’amélioration. Et l’important c’est de regarder ces différents leviers, les améliorer petit à petit de manière à ne pas se laisser prendre comme ça.

Je prends l’exemple de ce gars dont tu parles. Certes, il avait peut-être touché 1 % de la population via Adwords. Mais en même temps, il y a d’autres sources de contact et peut-être que son vrai marché accessible c’était 2 , 3 , 5 %, mais comme il n’a pas développé les autres sources de contact, il ne les a pas touchés si tu veux, donc il est resté uniquement sur la partie de la population qui était sur Adwords, ce qui est loin d’être le monde entier ou le brésil entier. L’autre point c’est qu’il aurait pu voir quelles autres niches connexes développer pour se générer d’autres sources de contact.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. Mais ça, je pense que tu touches quelque chose d’important dans l’état d’esprit des entrepreneurs. C’est que comme tu dis il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. En gros, toujours évoluer. Et ce qui est génial aussi quand on s’intéresse un petit peu à ça au développement personnel et qu’on aime progresser c’est que comme tu l’as dit très bien, une entreprise c’est une extraordinaire manière de tout le temps être en marche, en évolution parce qu’on est responsable de son succès. Je veux dire, si on se repose trop longtemps, de toute façon la sanction est immédiate et puis on voit notre compte en banque qui fond petit à petit.

Laurent Chenot : Tout à fait. Absolument.

Mais de toute façon, si tu regardes dans la vie, notre corps humain lui-même se renouvelle en permanence. Toutes nos cellules se renouvellent. Elles meurent elles naissent et autres. Et pour moi, notre business c’est un être vivant. Si tu prends une plante et que tu ne l’arroses jamais, tu ne changes jamais la terre et autres et qu’elle est dans un pot, il y a un moment où elle va forcément mourir.

Olivier Roland : Oui, tout à fait

Laurent Chenot : Donc voilà. Pour moi, cette démarche d’amélioration continue est vraiment, vraiment importante. Ça fait partie comme tu l’expliquais du cœur de l’activité de l’entrepreneur qui parfois va réussir des choses, parfois va échouer, mais en même temps continue à avancer et gagne parce que justement il construit sur ce qu’il apprend.

Olivier Roland : OK, donc on a eu un excellent aperçu de comment tu as mis en place cette entreprise, comment tu as expérimenté avec les sources de lead payant pour la lancer ensuite, la rentabiliser, est-ce que tu peux nous parler maintenant de comment tu as fait pour l’automatiser ? Comment on fait pour automatiser son entreprise ?

Laurent Chenot : Alors la clé là-dedans, en fait il y en a deux. C’est les équipes et c’est les systèmes. Pour moi, la colonne vertébrale c’est vraiment le système parce que si tout doit être fait manuellement, on perd tout l’intérêt et tout l’avantage d’avoir une activité sur Internet. C’est vraiment la grande force, je trouve, d’une activité sur Internet que de pouvoir utiliser des systèmes d’informations qui vont travailler à notre place d’une certaine façon. Et un système, il ne dort jamais, on ne le paye pas ou beaucoup moins que quelqu’un qui ferait le même travail. Et c’est ça le vrai avantage. Donc ceux qui n’utilisent pas de système, pour moi, se tirent vraiment une balle dans le pied.

Et je pense qu’en fait, le problème c’est que les gens fonctionnent à l’envers. Ils construisent leurs boîtes, ils ont des problèmes et après ils cherchent le système qui va pouvoir boucher le trou. Je peux le dire, d’autant plus que j’ai fait comme ça. Mais ce n’est pas la bonne méthode. La bonne approche c’est vraiment de dessiner son activité pour voir quelles sont les tâches qui ont besoin d’être automatisées et qu’est-ce qu’on va utiliser par exemple comme méthode de recrutement de lead parce que sinon on est bloqué.

Je vais te donner un exemple très concret. Beaucoup de gens parlent d’autorépondeur. Il faut un autorépondeur. Il y a quelques grands noms qui circulent et on voit un peu toujours les mêmes, un qui est anglophone Aweber, et un autre qui est francophone SG Autorépondeur. Et il y a ce débat Aweber ou SG Autorépondeur. Sauf qu’en fait pour moi, le vrai débat il n’est pas du tout là. Le vrai débat, il est : quelles sont les fonctions que notre entreprise, notre business, doit faire et quels sont les outils dont on a besoin pour les réaliser ?

Par exemple, je parlais des méthodes de coregistration, si tu utilises un système d’autorépondeur pur tu ne pourras pas utiliser la coregistration, parce que si tu n’as pas conçu ton système au début, tu te priveras définitivement de la capacité d’utiliser cette source de contact qui est très intéressante. Après, il y a quelques autorépondeurs moins connus qui permettent de l’utiliser, mais ils ont aussi leurs inconvénients et leurs limites donc c’est vraiment très important de travailler là-dessus et d’être très clair.

Olivier Roland : Et qu’est-ce que tu utilises pour ça ?

Laurent Chenot : Alors je vais te dire, je vais répondre à ta question. Au début, j’avais plein de systèmes qui se parlaient plus ou moins bien. J’avais un système d’autorépondeur qui était hébergé sur mon serveur, j’avais un système de gestion d’affiliation que je n’ai jamais réussi à paramétrer et qui d’ailleurs à un moment m’a fait planter mon serveur. Ça me fait un peu moins de business donc, j’étais un peu refroidi, si tu veux. J’avais un système de gestion des paiements et c’était un peu Franck Einstein, il était vivant, mais il faisait un peu peur quand on le voyait. D’ailleurs un moment, comme toute entreprise qui commence à se développer, qui a un certain succès, j’ai eu une vérification fiscale. Et donc, le contrôleur est venu. Il m’a dit voilà : on aimerait bien voir vos systèmes commerciaux. Et là, j’ai commencé à leur dessiner l’ensemble des systèmes, les systèmes qui se parlaient entre eux, les scripts sur les serveurs et autres, et au final, ils ont trouvé ça tellement compliqué qu’ils n’ont pas utilisé mes informations commerciales parce que c’était juste une nébuleuse de logique spaghetti, de systèmes qui s’envoyaient des informations les uns aux autres.

Donc ce truc-là, je ne le recommande à personne. Il vaut mieux commencer avec quelque chose qui fonctionne bien dès le début. Après avoir étudié un peu, tout ce que je pouvais trouver, j’utilise un système qui s’appelle Office AutoPilot.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. C’est intéressant parce que moi-même, je suis exactement dans ce cas-là, c’est que j’ai plein de systèmes qui se parlent plus ou moins bien avec Aweber comme socle principal. Mais justement, je viens juste de souscrire à Infusionsoft. Je suis en train de tester. Je vais peut-être aussi passer à Office AutoPilot.

Laurent Chenot : Alors moi, j’ai regardé, si tu veux. Il y a du pour et du contre entre Office AutoPilot et Infusionsoft. Mais par contre, il y a un point qu’il faut reconnaître c’est : est-ce qu’on parle d’autorépondeur ou est-ce qu’on parle de CRM c’est-à-dire le système de gestion de relation client.

Comme je te l’ai expliqué, pour moi, je considère que notre rôle, notre mission, notre aspiration, notre vision c’est de proposer aux gens de la valeur, donc de maximiser la valeur et d’optimiser la valeur qu’on propose aux gens. Donc, ça veut dire qu’on est dans la relation client. Donc l’autorépondeur en lui-même il est idiot, c’est-à-dire qu’il y a quelques petites choses qu’on peut faire en particulier avec Aweber, avec des histoires de listes, de comportements, mais ça reste quand même extrêmement basique.

Quand tu as un système comme Office AutoPilot ou Infusionsoft, après on peut parler de la différence entre les deux et pourquoi j’ai pris Office AutoPilot, tu es capable de suivre très exactement chacun de tes contacts par rapport à leurs différents comportements d’achat, et tu es capable d’adapter la façon dont tu te comportes automatiquement par rapport à leur comportement d’achat précédent. Et Office AutoPilot, je n’ai plus le prix exact en tête, il doit coûter à peu près 300 $ par mois. J’ai mis en place une règle dans ce système le mois où je l’ai eu. Et si tu veux, cette règle-là, elle m’a payé l’utilisation d’Office AutoPilot pour genre 5 ans parce si tu veux, j’ai simplement proposé aux gens qui avaient acheté l’un de mes produits d’acheter une offre complémentaire, ce qu’on appelle un upsell sauf qu’avant, je ne pouvais pas la faire parce que j’étais incapable de différencier les gens qui l’avaient déjà et ceux qui ne l’avaient pas et je ne vais pas embêter…

Olivier Roland : Je crois qu’on peut faire ça avec Aweber ou…

Laurent Chenot : Oui, sauf que ça demande une intégration avec PayPal et autres. Et le problème c’est que tu commences à multiplier tes listes et la gestion devient très compliquée quand t’as un volume important.

Olivier Roland : Alors, c’est vrai. Par contre, tu n’es pas obligé de l’intégrer avec le système de paiement comme PayPal ou Clickbank. Aweber permet de le faire, c’est-à-dire en gros, le client achète le produit sur PayPal et Clickbank. Automatiquement, il est intégré à une liste. Et ensuite, on peut faire en sorte qu’Aweber désinscrive ce client de la liste de prospects. Le plus simple c’est tout simplement de l’amener après son paiement sur un formulaire Aweber où il va s’inscrire sur une nouvelle liste.

Laurent Chenot : Oui. Sauf qu’en fait quand tu fais ça, tu rajoutes des expériences pour le client, tu rajoutes des difficultés et c’est quelque chose que je déteste. Je considère qu’on est là pour simplifier la vie de nos clients et non pas pour la compliquer. Donc effectivement, et j’ai fait la même chose que toi, on peut utiliser tous les systèmes pour faire un peu tout, mais sauf que plus on fait ça et plus en fait on complique les choses, plus les risques d’erreur augmentent. Et surtout quand on est une équipe comme moi, et bien plus c’est difficile d’expliquer aux gens ce qui se passe. On change des choses, ils ne sont pas forcément au courant. Donc au final, l’expérience client se dégrade.

Par exemple, moi j’avais commencé à intégrer Aweber. Et effectivement Aweber peut permettre cette intégration automatique sauf qu’il ne fonctionne pas avec plusieurs scripts, donc en gros, j’étais obligé de couper toute une partie de mon intelligence client.

Tout ça, personnellement j’ai arrêté parce que c’était ingérable pour moi et pour mon équipe. On a un système intégré qui gère l’ensemble, donc on sait exactement ce que chaque client a acheté quand est-ce qu’il a acheté, on a des règles qui sont déclenchées en fonction de leur comportement, et surtout on a leur historique et leur comportement d’achat qui sont remontés dans notre système de support client. C’est-à-dire que quand quelqu’un envoie une question ou un problème, et bien mon équipe support est capable instantanément de savoir ce que cette personne a acheté : est-ce que c’est un bon client, est-ce que c’est quelqu’un qui se fait tout le temps rembourser, et donc de prendre la meilleure décision sans devoir passer de système en système.

Olivier Roland : Alors ça, c’est ce que permet Office AutoPilot notamment.

Laurent Chenot : Alors, Office AutoPilot permet de le faire et je l’ai couplé avec un système de support.

Olivier Roland : C’est Zendesk, c’est…

Laurent Chenot : Alors, ce n’est pas Zendesk, c’est Freshdesk, qui est vraiment très puissant de ce point de vue là. Donc si tu veux pour moi, il n’y a pas besoin de beaucoup de systèmes en fait. Il y a besoin de 3 systèmes principaux et c’est tout. Le premier système, je viens d’en parler, c’est Office AutoPilot. C’est le système qui permet d’avoir la relation avec le client et d’adapter la relation par rapport au besoin du client. Pour moi, on est là pour ça. On est là pour répondre aux besoins du client et de créer de la valeur pour eux. Et donc, c’est bien de connaître leur besoin et de voir à quoi ils réagissent. Donc ça, c’est le premier : Office AutoPilot.

Le deuxième point c’est un système de support qui permet par exemple de garder tout l’historique des échanges qu’on a eu avec un client, qui permet d’automatiser certains scénarios, certaines réponses, qui permet de faire tout ça.

Et puis, le dernier point c’est un système de paiement qui va permettre aux gens de payer justement et aussi de déclencher certaines actions. Par exemple, de déclencher une livraison ou qui va communiquer avec des autres systèmes, donc dans ces trois choses-là :

– Système de gestion client

– Système de support

– Et système de paiement.

Olivier Roland : Oui. Ce qui est important c’est que ces systèmes comme Office AutoPilot, d’ailleurs qui va bientôt se nommer Ontraport, et Infusionsoft sont conçus pour se pluguer à des systèmes comme Freshdesk ou autre.

Laurent Chenot : Absolument !

Olivier Roland : Il y a tout un écosystème d’applications qui s’est développé et qui peut facilement s’intégrer à ce système-là, qui est conçu pour être ouvert et être au centre de tout le système de l’entreprise.

Laurent Chenot : Tout à fait. Alors, je vais donner un petit exemple qui explique qu’on peut réussir et faire énormément de choses même quand on n’a pas beaucoup d’argent.

Freshdesk pour moi, on l’avait étudié, c’était le système idéal, mais il avait un problème : c’est qu’il ne parlait pas avec Office AutoPilot. Et moi, je voulais vraiment que mon équipe puisse voir exactement ce qu’avait acheté un client. Pour moi, une partie de l’expérience qu’on offre aux clients, le minimum, c’est de savoir qui il est et ce qu’il fait. Et donc, j’ai fait développer une application qui permet au Freshdesk un langage qui permet de faire ça. J’ai payé un développeur pour le faire et je suis retourné voir Freshdesk en disant : « Ecoutez ! Voilà ! Moi j’ai développé cette application et ce que je vous propose, c’est que je vous donne accès à ça. Mais par contre en échange, vous me donnez des mois gratuits. » Donc ce truc-là, ils ont dit « Oui ». Ils ont dit « Oui », donc ça m’a permis d’amortir mes coûts de développement. Et eux, ils sont contents, ils me considèrent comme un bon client. Et ils m’ont fait une fleur sur la durée d’utilisation. Et avec cette approche entrepreneuriale qui consiste à dire : C’est quoi le manque ? Comment je peux le développer pour moi ? Mais comment je peux en faire profiter des autres ? Et bien, ça marche avec nos clients, ça marche avec nos partenaires et on peut amener son entreprise très loin quand on raisonne comme ça.

Olivier Roland : Tout à fait. C’est vrai. Quel est le manque et comment le combler ? C’est effectivement, j’ai envie de dire que c’est deux questions primordiales pour un entrepreneur.

Laurent Chenot : J’en rajoute une troisième si tu permets. Effectivement, qu’est-ce que c’est que le manque ? Ou comment on peut créer de la valeur ? Comment on peut le combler ? Et la troisième question c’est : « Qu’est-ce qu’on a en échange ? »

Olivier Roland : D’accord, oui. Qu’est-ce qu’on demande en échange ?

Laurent Chenot : Oui. Ce qui est un peu dans comment on peut le combler, mais souvent, les gens ont tendance à oublier, si tu veux, cette partie de comment j’organise le retour. Parce que tu vois là, je n’ai pas demandé d’argent. Si j’avais demandé de l’argent, ça n’aurait pas marché. Mais j’ai demandé une prolongation de mon service qui, pour moi, avait la même valeur monétaire, mais qui valait beaucoup moins pour eux.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. D’ailleurs, c’est quelque chose dont peu de gens finalement se rendent compte. On peut encore faire du troc aujourd’hui, ça marche très bien.

Laurent Chenot : Absolument. Tu as raison, je n’ai pas pensé à ça, mais j’ai fait du troc, oui !

Olivier Roland : Ce troc, pour eux, c’est vrai que ça marche bien quand on demande en échange de valeur, quelque chose que la personne à qui on apporte de la valeur peut donner facilement, mais qui vaut beaucoup pour lui. Et là, on a un excellent exemple puisque pour eux, ça ne coûte pas grand-chose de prolonger l’abonnement d’un client gratuitement pendant un an ou deux. C’est leurs équipes qui vont absorber ça sans aucun problème. Et pour toi, ça vaut l’abonnement que tu aurais dû payer.

Laurent Chenot : Exactement. Et quand on identifie ça, quand on voit les différences qui existent avec ses partenaires, mais aussi avec ses clients, et bien c’est là que pour moi, c’est vraiment le cœur de l’entrepreneur qui va créer de la valeur en rapprochant des choses qui normalement ne se parlent pas. Et pour moi, c’est ça le rôle qu’on a en tant qu’entrepreneur Internet : c’est qu’on rapproche des clients avec des offres, on rapproche des besoins avec des solutions.

Olivier Roland : Et quel système de paiement tu utilises alors ? Celui d’Office AutoPilot ?

Laurent Chenot : Non, en fait Office AutoPilot, il s’intègre si tu veux, mais il a besoin d’avoir quelqu’un en face qui parle à des banques. Donc moi, j’ai beaucoup réfléchi au fait d’avoir des systèmes très sophistiqués avec des banques et autres, mais en fait j’utilise PayPal et c’est largement suffisant.

Il y a des fonctions que PayPal ne permet pas d’activer, mais dans mon activité en fait, je n’en ai pas vraiment besoin. On veut trouver des solutions qui ne sont peut-être pas aussi bonnes, mais suffisamment bonnes et qui ne justifient pas le fait de complexifier l’expérience sur mes clients.

En plus ce que j’aime beaucoup dans PayPal, c’est que les gens cliquent une fois, ils donnent leur mot de passe et c’est fini.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. OK. Donc pour moi, j’ai eu de mauvaises expériences avec PayPal c’est-à-dire qu’une fois, j’avais gagné trop d’argent trop vite.

Laurent Chenot : Trop de clients. Tu vois, c’est ça le problème !

Olivier Roland : Oui, bon ça va. C’est un bon problème à avoir, mais ils ont quand même bloqué mon argent pendant un certain temps. Toi, ça va ? Tu as pu réussir à négocier tout ça ?

Laurent Chenot : En fait, moi, je n’ai pas de problèmes avec ça parce que j’ai construit mon activité petit à petit et mon volume d’activité a augmenté. En fait, non seulement j’ai un flux récurrent d’argent, donc ils ne sont pas stressés par rapport à d’éventuels à-coups sur mon compte, et en plus, je laisse beaucoup de cash chez eux. Donc, il y a un matelas qui fait que même si j’ai quelques clients mécontents, ils n’ont pas de peur pour leur propre trésorerie.

Olivier Roland : D’accord. Et tout ça veut dire que tu n’as pas d’affiliés dans ton business model.

Laurent Chenot : Non, je n’en ai pas du tout. Pourquoi ? Parce que je suis dans le développement personnel et ce n’est pas vraiment dans les mœurs. Autant dans le marketing Internet, ça fait partie de la culture : on promeut l’offre de quelqu’un d’autre ou autre. Autant dans le développement personnel, la plupart de mes clients, ce sont des particuliers. Le fait de gagner plus d’argent, c’est quelque chose qui ne les intéresse pas forcément, voire même qui peut les choquer même si pour moi, je considère qu’il n’y a pas de différence entre l’aspect création d’entreprise et développement personnel. Mais pour eux, ça peut être un peu un obstacle, un repoussoir. Donc, je n’ai jamais mis en place ça. Ça ne s’y prête pas. Ou en tout cas, je n’ai pas trouvé la bonne façon de le faire.

Olivier Roland : Écoute, là, ça fait plus d’une heure qu’on est en train de discuter. En plus, on a eu un excellent aperçu de tout ça. C’est vraiment passionnant. On va peut-être conclure. Est-ce que tu pourrais me dire très rapidement pourquoi tu as choisi Office AutoPilot plutôt que Infusionsoft puisqu’à un moment ou à un autre, les personnes qui veulent ce système-là se posent la question ?

Laurent Chenot : Oui. Alors déjà, il y a un coût à l’entrée d’Infusionsoft qui est vraiment important : qui inclut certes des formations, qui inclut du setup et autres, mais je ne voyais pas personnellement pourquoi j’aurais dû payer ce prix-là. Et pour moi, ça m’est apparu comme une pratique commerciale un peu déloyale. « The cost of disconnect » comme on dit. Donc, je n’aimais pas la philosophie même. Pour moi, ça montrait qu’ils n’étaient pas sûrs de leur solution et qu’ils voulaient remonter la barrière à l’entrée de manière à ce qu’une fois qu’on a essayé, on n’aura plus envie de partir. Ça, c’est un premier point.

Ensuite, l’Office AutoPilot est différent, c’est-à-dire que tu paies dès l’entrée. C’est à peu près 300 € par mois avec 100 000 e-mails envoyés. Tu peux essayer pendant 3 mois, et tu as 3 mois pour te faire rembourser intégralement.

Olivier Roland : D’accord.

Laurent Chenot : Voilà. Donc ensuite quand je regardais les exemples d’usage, l’utilisation, c’est-à-dire un peu sur Internet, et bien, il ressortait que Office AutoPilot était plus simple à utiliser pour faire des bons de commande, pour faire des formulaires d’inscription, pour faire du tracking. Et c’était vraiment ça que je voulais.

Je voulais quelque chose qui pouvait être utilisé très simplement par quelqu’un qui avait, on va dire, une petite expérience d’Internet, mais pas quelqu’un qui était un expert en codage ou en, je ne sais pas quoi, en tag. Ce n’est pas mon cas. Moi, je ne suis pas un expert technique. Je suis un entrepreneur, je sais faire un peu de marketing, je sais utiliser de la logique, et c’est tout ce que je voulais. Donc vrai ou faux, je ne sais pas parce que je ne connais pas Infusionsoft, mais c’est ça qui m’a fait décider pour Office AutoPilot et vraiment Office AutoPilot a changé ma vie. Donc, je n’ai pas envie d’aller voir autre chose parce que ça correspond exactement à mes besoins.

Olivier Roland : Très bien, super. Écoute, c’est bien parce que là, je suis en train de tester Infusionsoft et je trouve ça effectivement très compliqué. Donc, on verra. Là, j’ai demandé à avoir une démo d’Office AutoPilot et on verra.

Alors par contre juste un bémol, je ne suis pas sûr que pour quelqu’un qui démarre, il faut passer par Office AutoPilot ou Infusionsoft directement. Je pense que quand on démarre, quand on est vraiment un grand débutant comme tu l’as été il y a quatre ans et qu’on veut tester tout ça, il vaut mieux prendre Aweber, voire MailChimp puisque c’est gratuit.

Laurent Chenot : Alors là, ça dépend beaucoup de la stratégie c’est-à-dire que tout dépend de la stratégie de collecte de leads. C’est-à-dire que si on refuse d’utiliser même au début la coregistration, si on ne veut pas l’utiliser, effectivement on peut prendre Aweber. Par contre, si on veut utiliser la coregistration, à ce moment-là, il faut prendre un système d’autorépondeur qui permet l’import des contacts, en particulier MailChimp. Mais aussi HiContact par exemple.

Olivier Roland : Parce que Aweber permet l’import des contacts, mais ils envoient un mail en anglais pour demander à tout le monde de valider donc on perd 90 % des gens.

Laurent Chenot : Exactement. C’est pour ça que, et là j’insiste beaucoup, c’est très important d’essayer de définir autant que possible la vision globale de l’activité en sachant ce qu’on va faire et ce qu’on ne fera de toute façon pas, on va dire à l’horizon d’un an de manière à pouvoir choisir le système adapté. Et moi personnellement si jamais je devais recommencer maintenant, d’ailleurs c’est ce que je fais, mais si je n’avais pas mes systèmes, aujourd’hui je n’utiliserais pas Aweber. Je n’utiliserais pas SG Autorépondeur même si ce sont d’excellents produits et que j’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’ils ont mis en place, mais j’utiliserai HiContact ou MailChimp pour pouvoir utiliser des sources de coregistration

Olivier Roland : Oui, je comprends. Très bien. Écoute, merci beaucoup, Laurent.

Laurent Chenot : Il y a un point peut-être que je vais mentionner qui est le point sur l’éducation parce que comme tu l’as dit au début, j’ai fait les Mines de Paris, j’ai fait HEC, j’ai fait Harvard et on pourrait se dire : « Finalement, OK, tu as fait tout ça, mais tu avais des super formations. Donc, ce que tu as fait n’est pas applicable par quelqu’un qui n’aurait pas ces formations prestigieuses. »

En fait, ce que j’ai constaté c’est que ces formations ont plutôt été un obstacle pour moi parce que ce qu’apprennent ces grandes écoles, c’est quelque part, j’ai un peu caricaturé, c’est être un bon salarié. C’est-à-dire à connaître un certain langage, connaître certaines techniques, connaître certains outils, se plier à certaines règles, se plier à certaines normes. Mais par contre, on n’apprend absolument pas cet état d’esprit, cette logique de l’entrepreneur. Il y a même des cours par exemple à Harvard, ou même aux Mines de Paris, ou même à HEC pour apprendre à être entrepreneur. Mais même ça à quelques rares exceptions est quand même dans une logique qui est une logique très « corporate ». Ça suppose qu’on a obtenu des financements. On réfléchit à la stratégie. On fait tout ça, mais c’est très différent du gars qui se retrouve devant son ordinateur et qui est là en disant : « Bon, OK. Je fais quoi aujourd’hui ? Je n’ai pas de business, je n’ai pas de site Internet, je n’ai pas de vie, je n’ai pas de produits. Comment je commence ? »

Et je vois là les différences de discussions que j’ai avec des gens qui sont de grandes entreprises parce que je conseille des Directions Générales de sociétés, même qui sont dans Internet et autres, et je vois que notre approche est totalement différente. Et souvent, eux sont bloqués parce qu’ils vont concevoir un projet et ils vont se dire : « comment je peux avoir le financement de 50 000, 100 000 € ? » On discute une heure, et à la fin, ils ressortent en disant : « Ah c’est super parce qu’avec quelques astuces, je vais pouvoir déjà générer 10 000, 20 000, ou 50 000 € sans avoir rien dépensé et après, je pourrais obtenir un budget plus important ». Donc, il y a vraiment une différence d’état d’esprit que moi je n’ai jamais apprise dans mes études. Et pour moi, c’était donc plutôt un obstacle quelque part.

Par contre, ce sur quoi mes études m’ont aidé c’est peut-être à me rassurer moi-même. C’était une histoire de confiance en moi, je voulais me prouver que je pouvais le faire, et le fait de me donner de la crédibilité par rapport à mes employeurs c’est-à-dire que ça m’a permis de négocier mon temps partiel, de pouvoir dire : voilà, j’ai quand même un certain pedigree. Vous pouvez me faire confiance. Je vais travailler 3 jours, par contre vous en aurez pour votre argent. Et ça, ça leur a donné confiance et ça m’a permis de négocier ça sans avoir besoin d’utiliser les clauses spécifiques de la loi.

Olivier Roland : D’accord. Alors c’est très intéressant que tu dises ça. C’est vrai que je voulais parler de ça et j’avais un peu zappé. Donc voilà, pour toi, HEC, les Mines et le MBA qui sont parmi les plus prestigieux qu’on peut avoir dans le business, ça a été des obstacles dans ta carrière d’entrepreneur.

Laurent Chenot : Oui, mais je vais te dire c’est de ma faute. Ce n’est pas inhérent à eux, c’est-à-dire que si j’étais arrivé aux Mines de Paris, à HEC et à Harvard en disant « je veux être entrepreneur ». Déjà peut-être que je n’aurai pas fait ces études, j’aurai peut-être fait comme toi. J’aurai peut-être créé ma boîte tout de suite, j’aurai peut-être perdu moins d’argent et moins de temps. Ça, c’est possible. Mais si j’étais arrivé dans ces établissements en disant : « OK, je veux utiliser les ressources qui existent de manière à pouvoir réussir le mieux possible en tant qu’entrepreneur, je pense qu’au contraire, ça m’aurait aidé ». Mais je n’avais pas cet état d’esprit là.

C’est un peu comme si tu étais dans un supermarché et que tu voies les promos en tête de gondoles et autres, si tu ne sais pas le produit que tu cherches, tu ne le trouveras jamais. Par contre, il est là. Et c’est clair que tu regardes HEC, les Mines et Harvard, tu as peut-être parmi les meilleures sources de formation pour l’entrepreneuriat. Par exemple, tu as des gens qui sont Prix Nobel en économie qui enseignent à Harvard, tu as le MIT en face, tu as des possibilités de faire des partenariats entre gens de la Business School et gens du MIT sur des innovations technologiques.

Donc, tout ça existe. Mais par contre, il faut être dans la démarche d’aller les chercher et les utiliser.

Et je crois que c’est pareil partout dans la vie si tu veux, que tout existe dans la vie. Après, il faut se prendre en main, prendre ses responsabilités et aller chercher les choses là où elles sont.

Olivier Roland : Voilà ! Très, très bon conseil pour terminer cette interview, pour avoir la démarche d’aller chercher les informations dont on a besoin pour accomplir nos objectifs, et puis les mettre en pratique. C’est la clé évidemment.

Très bien, merci beaucoup, Laurent, pour tout ça. J’ai un mind map énorme sur ce que tu nous as dit.

Laurent Chenot : Merci Olivier. Merci pour ton temps, et puis merci pour tes questions et tout ça parce que c’est vrai qu’on parle assez peu souvent de ces côtés systèmes, de ces côtés équipes, organisations. Souvent, on est un peu sur le mythe, on est un peu sur le rêve d’Internet. Et là, je te remercie parce que ça permet d’aller vraiment dans le concret et dans la réalité de ce qui, pour moi, est l’un des métiers les plus fabuleux au monde.

Olivier Roland : Oui, tout à fait. Effectivement. Et ça, les systèmes, c’est quelque chose qui me passionne. J’ai eu l’occasion d’en parler sur mes blogs, mais c’est vrai qu’il y a encore beaucoup de choses à dire et c’est vraiment fascinant de pouvoir discuter avec quelqu’un comme toi qui a vraiment érigé ça en science et en art, j’ai envie de dire, et de manière concrète puisque tu as quand même une entreprise qui a de gros chiffres d’affaires, donc on ne parle pas de vent, mais vraiment de quelque chose qui fonctionne nuit et jour, même quand tu dors.

Laurent Chenot : Oui, tout à fait. Merci en tout cas.

Olivier Roland : Oui. Merci à toi et donc à bientôt pour de nouvelles aventures. Au revoir !

Laurent Chenot : À très bientôt, salut.

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Showing 20 comments
  • yves(luis)

    Bonjour, Olivier merci pour cette interview.(je préfère les lire )

    Dommage qu’elle soit trop court:-(

    Laurent Chenot, ma donné beaucoup d’exemples et une prise de recul sur le risque à bien gérer mon entreprise par cette interview.

    J’aimerais aussi que tu exposes d’autres entrepreneurs pas forcément lier par le web, si c’est possible.

    J’attends ton abonnement de coaching par mois d’entrepreneur, c’est une idée et une demande de renouvellement pour ta belle entreprise.

    Passe une belle semaine:-)

  • yves(luis)

    Ps: Si tu pouvais nous faire participer à tes interviews, svp, par exemple celui-ci, j’aurais été prêts à payer entre 100 euro à 200 euros et pouvoir lui poser des questions directement:-).

  • Lee

    Salut Olivier,

    Juste pour t’indiquer que ton lien https://blogueur-pro.com/recommande/business3g/ ne fonctionne pas à cause du httpS au lieu de http.

    A bientôt,

    • Olivier Roland

      Merci Lee, c’est corrigé 😉

  • William

    Merci Olivier pour cette interview, un contenu de très très grande qualité qui nous donnent à nous futur entrepreneurs plusieurs ressources à exploiter d’urgence!!!

  • Neil Miled

    Merci Olivier et Laurent pour cette superbe interview! j’ai adoré! Cela donne beaucoup d’informations d’un expert à la matière! j’ai compris beaucoup de choses intéressantes!
    Merci à toi pour toutes tes interviews, elles sont vraiment GENIALES!!
    Bien à toi!

  • cyrille

    Même si vous n’avez que quelques minutes et un faible intérêt dans l’entreprenariat, les premières et dernières minutes à propos des diplômes et établissement d’enseignement valent de l’or.
    Si les jeunes peuvent comprendre qu’une grande partie de ce qu’un établissement d’enseignement offre dépend de l’attitude de celui qui vient chercher quelque chose (ou vient simplement passer du temps pour recevoir un diplome) alors le système d’enseignement aura fait un grand pas.
    Est-ce que je viens chercher quelque chose ou est-ce que je viens recevoir un parchemin ?

  • Chadi

    Bonjour Olivier et Laurent, et merci de nous avoir fait cette superbe interview.

    Le point qui m’a marqué en fait était le triangle d’or. Beaucoup d’entrepreneurs se focalisent en effet sur la conquête des clients et négligent davantage l’organisation et les offres. Il est donc très important de faire attention à ce stade.

    Je te félicite Laurent pour ton courage et pour ta persévérance, qui ont donné d’ailleurs leurs fruits.

    Cordialement

    Chadi

  • Alexandre

    Bonjour Olivier et Laurent,

    Tout d’abord merci d’avoir eu cette idée géniale d’interviewer Laurent Chenot.

    J’ai écouté l’interview 3 fois déjà pour bien comprendre le concept de la troisième révolution d’internet.

    Et pour te dire sincèrement j’ai appris une foule d’informations très intéressantes.

    Pour quelqu’un d’expérimenté comme moi qui connais plusieurs techniques de vente sur internet, mais il me manqué la dernière pièce de puzzle pour passer à un autre niveau et me placer facilement comme leader dans ma niche.

    Avec ce business modèle de troisième génération d’internet qui est déjà très connu aux États-Unis comme la corégistration,
    on peut facilement en investissant un peu d’argent avoir plusieurs milliers de contacts ciblés avec quelques centaines d’euros.

    Je dis simplement WaouwwwW.

    Avec un blog classique sans créer de partenariats et sans faire le buzz autour d’un lancement orchestré on peut oublier ces résultats sur la première année d’existence du blog.

    Laurent Chenot nous a démontré tout le contraire dans cette vidéo.

    Personnellement j’ai déjà négocié 4000 leads ultras ciblés sur ma niche avec un investissement de 1000 euros.

    Si on raisonne bien, combien de temps et d’argent il nous faut pour avoir 4000 prospects qualifiés en une année avec un blog sans partenaires ?

    Certainement plus que 1000 euros avec moins d’inscrits à notre liste de contacts.

    Bon, tout dépend de la niche dans laquelle on veut se positionner, mais en gros c’est la stricte vérité.

    Et il y a également le temps moyen qu’on doit passer pour créer du contenu de qualité sur notre blog pour impressionner nos visiteurs.

    Et la crème de la crème c’est qu’avec une telle méthode on n’a même pas besoin d’avoir un site ou un blog a la limite.

    Je m’explique, pour récolter des adresses emails ciblés on a besoin d’un autorépondeur pour débuter comme MailChimp ou IContact

    pour pouvoir intégrer des adresses email et des pages de captures puissantes pour récolter un maximum d’adresses emails si on passe directement par nos formulaires d’inscription.

    On à également accès à la base de données des gros sites sur notre marché et cela pour un prix cassé.

    Certes, il faudra investir un peu d’argent, mais au final on est gagnant, car la rentabilité par apport à l’investissement est énorme.

    Et dès qu’on à vendu un produit à un client, on peut lui proposer d’autres produits, et comme on sait aujourd’hui qu’il est beaucoup plus facile de vendre à un client existant qu’à un prospect,
    du coup on pourra vendre par la suite sans devoir investir sur nos clients existants.

    Bref, la corégistration, et les partenariats avec les géants de l’internet sont la solution idéale pour tous ceux qui veulent cartonner sur internet en 2014 !!

    Merci beaucoup Olivier et Laurent pour ces informations pertinentes et à très bientôt !

    Amicalement,

    Alexandre

    • yves(luis)

      salut alexandre:-)

      Je serais intéresser d ‘apprendre comment tu t’es pris, possible de prendre contact avec moi. passe une bon week-end:-)

  • yves(luis)

    Bonjour:-)
    Olivier Roland
    Excuse-moi encore d’avoir demander de l’aide en direct sur ta plateforme,
    à Alexandre, je vais tâcher de faire plus attention à mes demandes.

    Comme Tim Ferrisset Norm brodsky le dit: qui n’essaie à rien n’a rien:-)

    Passe un bon week-end:-)

  • Maxime

    Merci à vous 2.
    Superbe Interview.
    Il m’a permis d’apprendre à encore mieux connaître Laurent et appréhender encore plus en profondeur et avec de la hauteur les bénéfices du triangle d’Or et de la coregistration que Laurent développe dans sa formation business3G.

  • MarinaB

    bonsoir Olivier ,

    hé bien je découvre cette interview de Laurent ce soir.
    çà permet en effet de mieux le connaitre même si j’ai déjà eu vent de sa grand mère entreprenante.

    Je trouve son expérience édifiante , merci et bravo à Laurent d’avoir mis en évidence ces stratégies de 3ème génération et de les partager au bon moment . puisque j’ai découvert la présentation de sa formation business 3G juste après la tienne sur WebinarPro ,en septembre je crois bien , c’était ma rentrée sur le net , et je considère être tombée sur les meilleurs axes de développement…

    La frustration était proportionnelle, de ne pas pouvoir y accéder financièrement et au final , elle m’aura elle aussi servi de tremplin pour progresser…..

    Alors A la santé de nos entreprises , à la nôtre ,et à celles de nos enfants…..

  • claire

    merci Olivier et Laurent pour cet interview très qualitatif et passionnant ! J’ai particulierement aimé la partie sur le ROI et son approche économique et financiere de la valeur du prospect.
    J’ai decouvert ici de nouvelles sources pour me rapprocher de nouveaux prospects.

  • Ankaya

    Merci Oliver.

  • Daniel

    La formation de Laurent est surement géniale,mais à ce prix là(1997 EUR), il faut déjà avoir de l’argent. De quoi maintenir la majorité au même stade.

    • Jean

      1997 € pour créer une entreprise à envergure mondiale, c’est minuscule quand même. 🙂

  • Antoine

    L’échec ne doit en effet pas être pris comme tel mais être un tremplin vers une réussite future. De plus, ceux qui prennent des risques sont ceux qui connaissent le plus d’échecs, mais aussi ceux qui réussissent le plus! En un mot: bravo!

  • Rémy

    Coregistration: Je vous signale que SGAutorépondeur est compatible avec OptinCollect, contrairement à ce qui est dit.
    Merci beaucoup pour tout ça !

  • Amandine

    Bonjour
    Le podcast ne fonctionne pas… 🙁

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