Comment Michael a vendu pour UN MILLION en DONNANT son film GRATUITEMENT

par Olivier Roland

J’ai eu le plaisir d’interviewer récemment l’entrepreneur australien Michael Maidens sur le succès de son film “Hungry for change”.

Michael a en effet réussi l’exploit de générer pour plus d’un million de dollars de ventes en une semaine lors de la sortie du film… en le DONNANT gratuitement.

Oui, en le donnant.

Regardez la vidéo (ou lisez la transcription) pour en savoir plus et pour découvrir comment vous pouvez aussi utiliser ce modèle dans votre business :

Une fois que vous avez vu la vidéo cliquez ici pour rejoindre gratuitement des milliers d’entrepreneurs passionés de développement personnel en vous abonnant à la chaîne Youtube !

 

Transcription texte de l’interview :

Olivier Roland : Salut Mike, comment vas-tu ?

Michael Maidens : Très bien.

Olivier Roland : Donc Michael, tu es un entrepreneur australien. Et tu as eu beaucoup de succès avec un film, « Hungry for Change ».

Tu as fait quelque chose d’incroyable, c’est-à-dire que tu as en fait donné gratuitement ce film, et en même temps tu t’es arrangé pour le vendre. Donc, c’est une incroyable histoire, et je voudrais en savoir plus. Peux-tu nous dire quelle est ton expérience ?

As-tu toujours été un entrepreneur ?

Michael Maidens : Je suis un entrepreneur depuis près de 15 ans maintenant. J’ai été dans le commerce de logiciels pendant un moment, je vendais des logiciels dans toute l’Australie. J’étais consultant privé. J’ai toujours été fasciné par ça. Tu vends des produits géniaux, là je vendais des logiciels géniaux. Et je me demandais « Comment atteindre ce marché et avoir de bons clients ? »

Et c’est là que j’ai commencé à explorer le marketing sur Internet. Au début, je pensais l’utiliser pour continuer à promouvoir les logiciels, mais je suis tombé amoureux du marketing sur Internet. J’aime sa psychologie…

Olivier Roland : Tu es tombé amoureux ?

Michael Maidens : Oui ! Et aussi les comportements, la compréhension du comportement des clients, et évidemment du marketing. C’est mon expérience dans le marketing en ligne, et c’est génial, j’adore ça.

Olivier Roland : OK, donc tu as acquis cette expérience. Comment en es-tu arrivé à l’utiliser pour promouvoir un film ?

Michael Maidens : Une des idées les plus importantes était de fournir du contenu intéressant. Tu veux construire une relation avec tes prospects, avec tes clients. Ça semblait un peu risqué au début. Quel est le meilleur contenu ? C’est le produit.

Olivier Roland : C’est un point de vue intéressant.

Michael Maidens : Cependant, ce n’était pas seulement le produit, dans le sens que nous savions qu’il aurait un impact. Il était plus question de se concentrer sur cet impact. Et à un moment, j’étais assis, et je me suis dit que si on pense au produit, comme une autre personne, assise devant moi, et qu’on demande à ce film, « Hungry for Change », ce qu’il voudrait faire. Qu’est-ce qu’il aimerait ? Et le film répond simplement :

« Je veux être vu par le plus de personnes possible dans le monde. » Ce qui est une façon très intéressante d’approcher le marketing.

Donc je me suis dit qu’il fallait enlever tous les obstacles qui empêchent le film d’être vu par le plus de gens possible dans le monde. Et on savait que ça allait se répandre parce que l’impact du film était vraiment puissant.

Olivier Roland : Quel était le sujet du film ?

Michael Maidens : Le sujet du film était l’industrie des régimes amincissants, de la santé et du bien-être, donc le film parle des gens qui sont piégés par les régimes.

Ils passent d’un régime à l’autre et rien ne semble marcher. Ils se sentent frustrés et pensent que le problème vient d’eux. Et le film identifie ce qu’on peut appeler un piège marketing dans l’industrie alimentaire. Il est conçu pour vous faire continuer à changer de produit, à acheter et consommer leurs produits.

Olivier Roland : Donc le but du film était de libérer les gens de ces pièges marketing, et les aider à rester en bonne santé.

Michael Maidens : Oui.

Olivier Roland : Et manger mieux. Pour les responsabiliser.

Michael Maidens : L’idée du film était de responsabiliser les gens. Il a été conçu pour qu’à la fin du visionnage, Vous vous sentez responsable, et ça a été conçu pour que vous vouliez partager ce message avec autant de personnes que possible. On a aussi vu ça comme message de lancement.

Les premières personnes l’ont vu, et puis ça a grandi, encore et encore, et on a cru que c’était parce que beaucoup de gens l’ont partagé, et c’est devenu dingue.

Olivier Roland : Mais j’imagine que c’était une décision difficile. Je veux dire, donner gratuitement un film.

Michael Maidens : Oui, c’était le produit entier, pas juste un extrait. Donc, tu veux savoir comment ça s’est déroulé ?

Olivier Roland : Bien sûr.

Michael Maidens : Donc ce qu’on a fait, c’est qu’on avait une fenêtre de 31 jours. Donc on l’a annoncé le premier jour, et pendant les 21 suivants on a sorti quelques extraits, la bande-annonce, des bribes des études de cas faites dans le film, dans lesquelles certaines personnes avaient réussi. On suivait les preuves sociales, les études de cas, toutes les formules utilisées par ce marketing. Et les gens ont commencé à être vraiment intéressés par le film entier le 21ème jour. Donc pendant cette période, ça a commencé le 1er mars 2012, jusqu’au 21 mars 2012, on a eu 70 000 personnes qui nous ont donné leur adresse. De cette façon ils pourraient voir le film en direct le 21. Donc c’était génial. Pendant les 32 premières heures, on a eu 1000 personnes par heure.

Olivier Roland : Vraiment ?

Michael Maidens : Oui. Mille engagements par heure. Donc le 21, tout le monde a pu voir en direct le film pour la première fois. Ils ont pu voir les 90 minutes de film.

Olivier Roland : C’était sur YouTube ?

Michael Maidens : Non, on l’a fait sur Vimeo. C’était juste intégré dans une page qu’on contrôlait, sous notre URL, et juste en dessous du film, il y avait une bannière qui offrait d’acheter la version DVD ou la version livre. C’était un livre de recettes, mais j’y reviendrai tout à l’heure. Ils pouvaient aussi acheter un coffret qui réunissait les deux.

Olivier Roland : Mais c’était en option. On pouvait regarder le film entier gratuitement.

Michael Maidens : Le film en entier gratuitement.

Olivier Roland : OK, donc tu ouvres la page, et qu’arrive-t-il ?

Michael Maidens : C’est devenu dingue. Pendant les 10 jours suivants, la longueur de la liste de lancement est passée de 70 000 personnes à 220 000 personnes.

Olivier Roland : C’est incroyable.

Surtout pour un lancement, quand tu ouvres le panier, tu n’as plus de nouvelles entrées parce que tu fermes les vidéos de prélancements.

Michael Maidens : Donc c’était des vidéos de prélancements, mais le panier était ouvert en même temps, ce n’était pas vraiment une vente de vidéo, mais c’était dit implicitement qu’ils devaient acheter s’ils voulaient continuer le voyage. Le truc avec ce documentaire, c’est que ce n’est pas le genre que tu regardes une seule fois. Ce n’est pas comme dans un film, où une fois que tu connais l’histoire, qui meurt et qui survit, tu ne veux pas vraiment le regarder à nouveau. C’était un film que les gens regardent à nouveau. On a eu des personnes nous disant revoir le documentaire chaque semaine. Chaque semaine. pour rester dans cet état d’esprit très, très nourrissant. On savait que ça marchait bien.

Olivier Roland : Tu savais qu’ils se sentiraient obligés d’acheter le DVD.

Michael Maidens : C’est tellement devenu une référence pour les gens, peut-être qu’après les dix jours, ils voulaient savoir où le revoir. Ils voulaient reculer et le regarder à nouveau.

Olivier Roland : Parce que tu leur as dit que c’était disponible gratuitement pendant 10 jours.

Michael Maidens : Oui. Ils pouvaient le regarder gratuitement pendant 10 jours.

Et dans ces 10 jours, on avait évidemment des lancements spéciaux, et le seul endroit où notre DVD était disponible à l’achat était sur notre site. On ne pouvait pas l’avoir en boutique, sur Netflix ou autre… Le livre de recettes était l’étape logique qui venait après le visionnage du film. En quelque sorte, le film était la raison pour acheter le livre de recettes. Ce n’était pas un produit complètement gratuit. C’est comme si on leur avait donné une version électronique du livre. Ils pouvaient acheter le DVD, le livre de recettes, ou un pack avec les deux. Dans ces 10 derniers jours, on a eu 21 000 ventes.

Olivier Roland : 21 000 personnes ont acheté.

Michael Maidens : 450 000 personnes ont vu le film sur Vimeo, en 10 jours.

Olivier Roland : En dix jours. Donc presque un demi-million.

Michael Maidens : Dont 21 000 commandes, un achat en moyenne était juste en dessous de 50 dollars, donc ça nous a rapporté environ 1 million de dollars en 10 jours. Et ils étaient vraiment à la banque, ce n’était pas… Oui, une promesse de vente, c’était de l’argent réel. Il était à la banque. C’était génial.

Olivier Roland : Comment se faire 1 million de dollars en 10 jours en donnant gratuitement votre produit. C’est incroyable.

Michael Maidens : Et puis l’impact était contre-intuitif. Tout le monde se demandait pourquoi les gens voulaient acheter. Voilà pourquoi ça a attiré l’attention. Tout le monde disait.

« Wow, il faut que tu voies ça ! C’est gratuit pendant 10 jours ! »

Olivier Roland : Penses-tu que les entrepreneurs peuvent utiliser ce modèle dans leur affaire ?

Je veux dire, est-ce quelque chose que tu peux utiliser dans tous les domaines, ou est-ce plutôt réservé à l’industrie du cinéma ?

Michael Maidens : Je pense qu’il faut faire attention et faire au cas par cas. Je pense que c’est le genre d’exemple où les gens viennent pour le produit, et restent pour la communauté. Peut-être que c’était un souvenir de leur propre expérience, ou peut-être qu’ils ont été si touchés qu’ils ont voulu l’acheter pour leurs amis ou leurs parents. Ils savaient qu’ils ne devaient pas garder le message pour eux. Donc s’il y a ces composants dans ton produit, oui. Peut-être oui, ça pourrait marcher.

Olivier Roland : Je pense que le point le plus important qui a rendu ça possible, je veux dire, ça s’est implanté dans leurs croyances, le fait qu’ils devaient être en bonne santé et devaient éviter les pièges marketing.

Michael Maidens : Oui.

Olivier Roland : Je ne sais pas, peut-être qu’ils ont eu l’impression qu’ils ont trouvé quelqu’un pour les guider, pour les aider à faire ce qu’ils veulent. Peut-être qu’ils ont voulu faire passer le mot et t’aider. C’est un peu créer une tribu, une communauté, autour de quelque chose qui est important pour eux.

Tu n’es pas d’accord ?

Michael Maidens : Si, à cent pour cent. Et cette communauté ne fait que grandir depuis. Ce qu’on a fait d’abord, c’est faire une étude à partir de la liste initiale de notre newsletter. On a appris que les gens étaient en bonne santé, ils n’étaient pas malades, et qu’ils voulaient juste rester en bonne santé, et l’étude a révélé qu’ils avaient un parent, ou ami proche, qui lui, était malade. Nous savions que nos premiers contacts étaient en quelque sorte des personnes qui pourraient se charger répandre le message au niveau suivant. C’est comme si c’était du marketing via les convertis, en leur donnant les outils pour atteindre ce cercle. Du marketing à travers les convertis.

Olivier Roland : Intéressant.

C’est un point très intéressant.

Michael Maidens : On leur a donné les outils pour atteindre leur cercle d’influence.

Olivier Roland : Pour qu’ils répandent le message. Très intéressant.

Je pense que le point important qu’on peut prendre de cet exemple, c’est que si vous pouvez donner aux gens qui sont déjà convertis des choses qu’ils peuvent utiliser pour convertir d’autres personnes, vos ventes exploseront. C’est complètement la théorie du livre de Seth Godin, « Tous les Marketeurs Racontent des Histoires ». Il dit en gros qu’il faut vendre aux gens qui ont déjà cru ton histoire. Tu ne veux pas vendre à des gens que tu dois convaincre. C’est plus puissant, on en a un superbe exemple.

Maintenant, le film continue à se vendre ?

Michael Maidens : Oui.

Olivier Roland : As-tu fait un autre lancement ?

Michael Maidens : Oui, on a relancé le produit peut-être deux ou trois fois.

Olivier Roland : Et à chaque fois sur le même modèle ?

Michael Maidens : Oui.

Olivier Roland : Et à chaque fois… ?

Michael Maidens : On n’a pas refait un million de dollars. Peut-être deux tiers, la fois suivante. Avec quelques bonus en plus, tu peux rendre le lancement plus intéressant. C’était très amusant.

Olivier Roland : OK, très bien. Merci Michael pour cette incroyable histoire.

J’espère que ça vous a inspiré pour faire quelque chose de nouveau, peut-être pour tester quelque chose dans votre affaire. Mais voilà le point important. Essayez de vendre quelque chose à des gens qui croient déjà à votre histoire, et aidez-les à répandre votre message. Ils feront des fans et des clients géniaux.

Merci Michael.

Michael Maidens : De rien.

Olivier Roland : À la prochaine.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
Related Posts
Showing 5 comments
  • Nicolas

    Bonjour Olivier,

    Merci pour cette vidéo. Une question : Combien a coûté la production du documentaire ? Car le coût de production d’un film peut monter très vite comme ne rien couter du tout…

    Cordialement,

    Nicolas

  • Paul

    Très intéressante cette interview ! Comme souvent, lorsque je regarde une ces interviews dans lesquelles tu t’entretiens avec un autre entrepreneur ou blogueur, j’ai plein de nouvelles idées / perspectives qui se présentent à mon esprit ! C’est très stimulant et inspirant !

    La stratégie marketing employée par Michael a été employée par plusieurs autres entrepreneurs sur internet (j’ai suivi quelques-uns de ces lancements quand j’étais aux USA, et j’ai d’ailleurs même acheté le DVD + livre de recette proposé lors d’un de ces lancements 😉 …donc je confirme de par ma propre expérience que cette stratégie me semble très efficace !)

    Ce que je retiens de cette interview :

    (1) Croire en son idée et oser faire des choses nouvelles.

    (2) Donner beaucoup de contenu de qualité et ce de façon généreuse.

    (3) Faire monter le suspense en révélant des éléments d’information avant le lancement du produit. En fait, il semble que cette stratégie soit une variante de la méthode de Jeff Walker… 🙂

    (4) Focaliser sur l’impact que l’on peut avoir sur les gens et comment aider le plus de personnes possibles.

    (5) Offrir son contenu pendant une période limitée => utiliser le déclencheur psychologique de la rareté et, en parallèle, proposer des bonus et suppléments (payants) utiles et pertinents aux prospects accédant gratuitement au produit de base.

    (6) Viser une audience (celle visée par notre marketing et cette stratégie de lancement promotionnelle) de personnes qui sont des gens acquis / convertis à ce qu’on leur propos et qui seront ravis d’utiliser notre produit pour compléter leurs connaissances et convaincre à leur tour d’autres personnes (de leur entourage) que ce en quoi elles croient est juste et utile, et peut aider leurs proches en question (famille, amis, etc).

    C’est très intéressant et ça me donne plein de bonnes idées !

    Merci donc pour cette interview absolument passionnante !

    Paul

  • Christopher L

    Bonjour et merci pour cette vidéo !

    Je ne connaissais absolument pas ce documentaire, mais je m’empresse d’aller l’acheter !

    Je pense que la technique décrite dans la vidéo peut être très efficace si le produit donne l’envie ou le besoin d’être réutilisé comme le dit Michael Maidens. Si le produit en question n’est qu’une transmission de savoir sans émotions ou communauté derrière (pour reprendre Maidens encore une fois), je pense que ce genre de technique apportera beaucoup de resquilleurs (même si on ne peut pas vraiment les appeler ainsi).

    En tout cas, merci encore et à très bientôt !

    Christopher

  • Xolali

    Salut Olivier,

    Son histoire à l’ai folle ! Je ne connaissais pas ce documentaire.
    21 000 ventes en 10 jours !
    Honnêtement je me demande si une telle chose est possible en France .

    Xolali

  • Jean-Jack (JJ)

    Excellente manière de raisonner.

    On voit bien que finalement entrepreneuriat est une manière d’être sans-cesse en train d’évoluer 😉

Leave a Comment

18-comment-vous-debarrasser-des-esclavagistes-modernes-qui-sevissent-sur-votre-blog16-mais-au-fait-pourquoi-blogueur-pro-est-si-moche