Voyages : Montréal et Québec

par Olivier Roland

Québec vue de son restaurant panoramique

Québec, et les courbes majestueuses du fleuve St Laurent

Après Durango et Los Angeles, Montréal représentait une pause dans mon voyage de 3 mois aux USA. J’y suis allé du 1er au 15 juillet, et comme pour mes précédents voyages, je veux partager avec vous mes découvertes et mes impressions au cas où vous voudriez y aller aussi – et pour vous faire voyager sans voyager sinon 😉 .

Rencontres

Contrairement à ce que j’ai fait à Los Angeles, je n’ai pas cette fois-ci utilisé le Couch Surfing. Pourquoi ? Tout simplement par le Québec est comme vous le savez un territoire francophone… et que j’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreux lecteurs, clients et partenaires ! C’est l’avantage quand vous avez un blog à succès : vous aurez des lecteurs dans toutes les régions francophones du monde, qui seront prêts à vous rencontrer. Une amie m’a par exemple récemment indiqué qu’elle a rencontré un de mes lecteurs, qui me “suit depuis des années” d’après elle, qui vit dans la minuscule île de Wallis !

rencontre-Montreal

Rencontre avec les lecteurs et clients de Blogueur Pro

J’ai donc rencontré une vingtaine de lecteurs et de clients à Montréal, comme j’en ai parlé ici, des entrepreneurs, partenaires ou non, comme Michel Morin (créateur du 1er annuaire internet francophone au monde, Francité, en… 1995 !) et un client de Blogueur Pro qui m’a invité au meilleur restaurant de Québec (on peut y admirer le panorama de la 1ère photo de cet article), fait faire une visite dans des coins inaccessibles aux touristes puis m’a invité chez lui pour me présenter à sa petite famille ! J’ai ensuite été invité par une entrepreneure à succès pour 3 jours dans sa maison près de Toronto. Je n’ai donc pas eu le temps de chômer et n’ai pas pu pratiquer le couchsurfing 😉 .

J’ai été vraiment ravi de rencontrer mes lecteurs, clients et partenaires du Québec. Cela m’a fait chaud au coeur de mettre un visage sur des pseudos, de rencontrer pour la première fois des personnes avec qui je n’avais qu’échangé sur Internet, et de manière générale de la chaleur de l’accueil qu’ils m’ont réservé ! Evidemment cela n’aura jamais été possible si je n’avais pas créé des produits de qualité, et si mon blog n’apportait pas un peu de valeur 😉 .

En tout cas si vous avez un blog avec un minimum d’audience, je vous recommande d’essayer au moins une fois de rencontrer vos lecteurs, vous verrez que c’est une expérience très plaisante ! 🙂

Langues

Evidemment, ce qui frappe dès le début, dès l’arrivée à l’aéroport de Montréal, c’est l’utilisation conjointe du Français et de l’Anglais dans les panneaux, les affiches, et dans les discussions. Le douanier, le chauffeur de taxi, la réceptionniste de l’hôtel ont commencés à parler en anglais, mais sont passés au français dès que je leur ais dit “Bonjour !”.

Ensuite une simple balade dans la rue permet de confirmer la 1ère impression : Montréal est une ville bilingue. L’anglais et le français se côtoient, s’alternent, et se mêlent parfois même au sein des conversations. J’ai ainsi entendu des personnes parler en français à d’autres qui répondaient en anglais, et chacun semblait parfaitement comprendre ce que l’autre disait ! Certains passent même de l’anglais au français dans leur conversation, au grès de leur envie et de leur inspiration. C’est assez rare mais cela m’a surpris de le constater.

J’ai eu l’occasion de discuter avec quelqu’un qui pratiquait cela, et il m’expliqua que c’est parce que chaque langue permet d’exprimer certaines notions mieux que dans l’autre. Même si je suis loin d’être bilingue, je maitrise à présent suffisamment l’anglais pour penser parfois dans cette langue et je ne peux qu’être d’accord avec lui : maitriser suffisamment une nouvelle langue pour penser avec elle est comme d’acquérir un nouvel oeil pour observer le monde. Et s’exprimer avec elle est également une façon différente de s’exprimer sur le monde et d’agir.

Je me rappelle avoir rencontré il y a quelques années une jeune femme passionnée de langues, et elle me disait que ce qui la passionnait le plus dans les langues, c’était les mots qui étaient propres à elles et intraduisibles dans d’autres : cela était un lien direct avec la manière dont cette langue était reliée à la réalité. Chaque langue a un rapport à la réalité différent, en relation directe avec l’histoire de son peuple, et perçoit également des choses qui ne sont pas perçues par d’autres.

Bref, apprendre une nouvelle langue jusqu’à la maitriser suffisamment pour penser avec ouvre notre esprit de manière incroyable.  Malheureusement, la majorité des personnes ne maitrisent que leur langue natale et c’est une découverte qu’elles ne feront jamais de toute leur vie.

Pour ma part, après avoir bien amélioré ma maitrise de l’anglais, mon prochain objectif est de développer mon espagnol embryonnaire, éventuellement en allant vivre en Espagne ou dans un autre pays hispanophone. L’Amérique du Sud me semble bien tentante, même si je suis amoureux de Barcelone ! 🙂

Je n’ai quasiment pas rencontré d’employé de restaurant ou d’hôtel qui ne parlait pas français, même s’ils commençaient presque toujours par parler avec moi en anglais. Des exceptions toutefois dans la partie anglophone de Montréal, avec quelques employés qui s’efforçaient de parler en français quand je le faisais, mais avec beaucoup de difficultés. A Québec, c’est l’inverse, dans les restaurants les employés m’ont toujours parlé en français directement.

Au delà des conversations, quasiment tous les affichages à Montréal sont toutefois en français, avec parfois la traduction en anglais en dessous, résultat d’une loi qui protège sévèrement l’usage du français au Québec.

panneau-arret-montreal

Même les panneaux “Stop” sont traduits !

Expressions Québécoises, anglicisme et francisation

Et cette loi se comprend : malgré le mélange anglais-français dans les conversations, les anglophones sont une minorité importante à Montréal (17% selon Wikipédia) et le moins qu’on puisse dire, c’est que les Québécois sont “quelque peu cernés” par les anglophones. Le français du Québec est d’ailleurs un mélange étonnant d’expressions directement importées de l’anglais et d’autres qui ont été soigneusement traduites. Par exemple, j’étais surpris au début qu’après que j’ai dis “merci”, beaucoup de personnes me disaient “bienvenue”. Mais pourquoi me souhaiter la bienvenue ?? Finalement j’ai réalisé que c’est simplement une traduction littérale de l’expression anglophone “you’re welcome”, qui veut dire “de rien”, mais qui mot-à-mot signifie effectivement “bienvenue”.

Et les expressions de ce type, directement importées de l’anglais, pullulent. Le vocabulaire de la voiture est ainsi très étonnant : tous les composants d’une voiture ou presque sont directement issus de l’anglais, y compris le mot utilisé pour désigner la voiture : le char, qui vient sans doute directement de “car” !Ainsi les essuies-glaces se disent le whiper, les pneus les tires , le pare-brise le winshire! Et la liste est longue 😉

A contrario, certains mots anglais couramment utilisés chez nous, comme week-end ou , sont inexistants et remplacés par des expressions bien francophones. Je suppose que les mots directement tirés de l’anglais sont antérieurs à cette loi et cette volonté de défendre la langue, tandis que les autres sont postérieurs. Ainsi comme tous les mots de la voiture sont issus de l’anglais, il semble que ce soient les américains qui l’ait introduite au Québec, avant les français, et que ceux-ci se sont contentés d’adapter les mots issus de l’anglais.

De plus certaines expressions sont bien francophones mais sont tellement colorées par l’histoire du pays qu’elles en deviennent savoureuses pour nous autres français. Ainsi, pouvez-vous deviner la signification de l’expression “tire-toi une bûche” ? Prenez quelques secondes pour essayer de trouver. Pour ma part il a fallu qu’on me l’explique : elle veut tout simplement dire “prend une chaise” et s’utilise de manière plus large pour signifier “viens, participe à la discussion, met-toi à l’aise”. On imagine aisément les pionniers français du XVIIIème siècle inviter ainsi des personnes à s’assoir autour du feu pour participer à la discussion !

Et ce n’est pas la seule : “je me suis fait crossé”, “lache ton fou”, “prendre le clos” ou “péter la baloune” sont autant d’exemples d’expressions savoureuses et charmantes aux oreilles d’un français.

De plus les Québécois utilisent presque tous spontanément le tutoiement. Il est arrivé que l’on me vouvoie, mais cela reste l’exception et cela me plaît. Ce tutoiement n’a rien d’impoli ou d’irrespectueux, c’est le tutoiement joyeux et sympa de quelqu’un qui cherche à se connecter davantage avec vous, sans fioritures inutiles. Je dois dire que depuis que je pratique l’anglais je trouve le “vous” de politesse français suranné et inutile, et à l’origine de bien des blocages, facilitant la communication d’égo à égo, de masque à masque plutôt que de personne à personne. J’aimerai carrément qu’on le supprime et qu’il n’y ai plus que le “tu” ! Le français deviendrait bien plus sympa, et aussi plus facile à apprendre pour les étrangers. Les Québécois ont plus ou moins réussi à se débarrasser de ce “vous”, et j’aimerai bien que l’on arrive au même résultat en France. En tout cas si vous me croisez quelque part, n’hésitez pas à me tutoyer ! 😉 (vous aurez remarqué bien sûr, qu’ironiquement je m’adresse à mes lecteurs en utilisant ce “vous” dans mes articles, tout simplement parce que le “tu” à l’écrit passe beaucoup moins bien.)

Au final, au delà de ces différences, nous partageons bel et bien une langue commune avec les Québécois, et n’importe quel francophone non s’adaptera très facilement. Au pire, il suffit de se faire expliquer quand on ne comprend pas, et de s’attendre à quelques quiproquos savoureux… (ceux qui connaissent la signification de “gosses” au Québec me comprendront !)

Montréal

montreal

Montréal est une grande ville qui ressemble beaucoup aux villes américaines : larges avenues, énormes gratte-ciels dans le centre. Je n’y suis finalement resté qu’une semaine, passant ensuite 3 jours à Québec et 3 jours près de Toronto.

C’est une grande ville dynamique avec tout ce que l’on peut attendre de villes de ce genre : beaucoup de musées à visiter, de restaurants de tout type à essayer, de bars et de boîtes de nuit pour s’amuser, avec des parcs et des clubs sportifs pour se détendre et rester en forme. Le vieux-Montréal a par contre un charme tout européen que je n’ai pas vu pour le moment dans d’autres villes du continent.

vieux-montreal

Dans les rues pleines de charmes du vieux-Montréal

La particularité de la ville, que j’ai découvert en arrivant, et que Montréal est une ile. Hé oui ! Elle est au milieu du fleuve St Laurent, un fleuve énorme qui prend sa source dans les Grands Lacs et s’écoule dans l’Atlantique.

Evidemment ce qui fait le charme de la ville est son bilinguisme dont j’ai déjà abondamment parlé. Je n’y ai finalement pas passé assez de temps pour avoir pu l’apprécier comme il faudrait, j’y retournerai donc un de ces quatre pour en gouter toutes les subtilités 😉

terrasse-lamontagne-montreal

On peut manger au milieu des gratte-ciels à la terrasse de l’hôtel La Montagne. C’est toujours dépaysant pour un Européen ! 😉

Québec

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Le célèbre château Frontenac à Québec

Voici une ville pour laquelle j’ai eu un coup de coeur. Bien que n’y étant resté que 3 jours, j’ai été frappé par la beauté de cette petite ville entourée de murailles, qui ressemble à une ville européenne de la Renaissance. A 3 heures de voiture de Montréal, elle ne lui ressemble en rien : bien qu’éminemment touristique, Québec dégage le charme d’une ville spéciale, ni trop grande ni trop petite, sereine, où il fait bon vivre.

murailles-Quebec

Murailles du XVIIIème siècle, calèches et soleil radieux. C’est évidemment très touristique, mais c’est beau… et apaisant !

Tout d’abord, le fleuve St Laurent est ici particulièrement beau, et ses courbes majestueuses viennent se lover contre la ville, lui conférant une sérénité que je n’ai pas trouvé à Montréal, pourtant au milieu du fleuve. La beauté des paysages aux alentours de la ville est également sublime, avec ses collines couvertes de forêts qui font de Québec une ville qui semble noyée au milieu de la verdure.

J’y ai rencontré un client, directeur d’une banque régionale et d’une équipe de 85 personnes, et également blogueur du Manager Urbain. Après un bon repas dans un superbe restaurant panoramique, et une visite de quelques coins inaccessibles aux touristes, il m’emmené chez lui, dans  une superbe maison en bois de Lac-Beauport, qui est une magnifique “banlieue” à 15 minutes de Québec, à la fois dans la forêt et la montagne, à proximité d’un lac, et juste à coté des pistes de ski ! Beaucoup de Québécois m’ont conseillé de ne pas venir au Canada en hiver (beaucoup vont alors en Floride ! 😉 ) à cause du grand froid qui peut y régner, mais le manager urbain m’a vivement recommandé de venir à Québec pendant la saison froide, car c’est “le paradis des sports d’hiver”.

lac-beauport-Quebec

La charmante “ville” de Lac-Beauport, à 15 minutes de Québec, et à 2 minutes des pistes de ski !

Bref, 3 jours c’est trop peu mais j’ai eu un véritable “coup de coeur” en découvrant Québec. Je pense y revenir pour y vivre au moins un mois, histoire de découvrir à fond cette ville et sa région.

Les chutes du Niagara et Toronto

Après Québec, je suis retourné quelques jours à Montréal, notamment pour y rencontrer mes lecteurs, et je suis allé ensuite en voiture jusqu’à Toronto, invité par Susan Garett, LA spécialiste mondiale du dressage de chiens, (regardez cette vidéo pour vous faire une idée de ses prouesses !) et entrepreneuse à succès (nous faisons parti du même groupe Mastermind).

Elle m’a emmené aux chutes du Niagara et lors du voyage du retour j’ai profité de l’occasion pour passer par Toronto et monter au sommet de la célèbre CN Tower.

chutes-niagara

Les chutes du Niagara, avec leur nuage constant de gouttelettes d’eau

niagara-bateau

Voici ma meilleure photo des chutes vues de près. Impressionnant non ? 😉

chutes-niagara-depres

Vue d’un peu moins près…

cn-tower Toronto

Au pied de la célèbre CN Tower. 553 mètres de verre, de béton et d’acier

lac-ontario-vudeCNTower

Toronto, au bord du lac Ontario, vue du restaurant panoramique de la CN Tower

grattes-ciel-toronto

Le restaurant tourne sur lui-même pour nous permettre d’admirer Toronto.
Ici, les grattes-ciel du Downtown

Pourrez-vous trouver la signification de ces expressions québécoises ?

Pour finir cet article sur une note légère, pouvez-vous deviner ce que veulent dirent ces expressions et mots québécois ? Evidemment, ne regardez pas sur Internet, et ne jouez pas si vous êtes Québécois ! 😉

  • On est pas des tous nus !
  • Je me suis fait crossé
  • Placoter
  • Chauffer
  • Lâche-toi lousse
  • Une cane de conserve
  • Le brecke à bras
  • Prendre le clos
  • Pogner
  • Le télésouffleur

Dites-nous ce que vous avez deviné dans les commentaires, et n’hésitez pas à partager aussi vos impressions sur le Québec si vous y êtes déjà allé ! 😉

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Showing 37 comments
  • Le Manager Urbain

    Hello Olivier,

    Félicitations c’est un excellent article! Merci pour le clin d’oeil sur ce petit paradis sur terre qu’est le Lac-Beauport. J’imagine maintenant que tu comprends mieux le style de vie équilibré en étant un manager hyper performant, que je me suis donné et que je promouvois sur mon blog.

    Comme l’expression québécoise le dit « Prends une paye et sort » (qui veut dire viens faire ton tour). Donc, tu es toujours le bienvenue à Québec et Lac-Beauport et de mon côté, il me fera plaisir de t’enseigner le ski.

    Sincèrement,
    Le Manager Urbain

    • 1001 Remèdes Naturels

      C’est un magnifique pays. En fait, plusieurs pays à la fois. C’est quelque chose que l’on ressent à la lecture de cet article. Evidemment, ça me fait rêver, moi qui ne suis jamais allée au Québec…
      Vivement que je vive du blogging moi aussi 😉
      Olivier nous fait rêver. Et je crois bien que ça, ça n’a pas de prix…
      On voyage à travers ses yeux.
      Au fait, le manager urbain, j’arrive… Ah zut, c’était une invitation à Olivier ?
      Snif 🙁
      Amicalement,
      Julie

    • Olivier Roland

      Si, j’ai essayé la poutine, mais bon c’est juste des frites un peu plus grasses que d’habitude. Pas vraiment le genre de nourriture que je recommande au quotidien 😉 .

    • Romain (Décodeur)

      Le welsh lillois, c’est pas mal non plus niveau calories 😉

    • Maxime

      Salut Olivier,

      Et le pâté chinois tu as essayé ?

      Tellement bon 🙂

      Pour dessert, un petit pouding chômeur et le tour est joué.

      Bonne prise de poids par contre ahah.

      Bonne soirée (22h31),

      Max drette au Québec 😀

  • gandon. gerard

    super bien l’article sur le québec montréal belle ville beaucoup de grattes ciel la mer et les chutes sont trés belles vieux pont histhorique, cheval dans les rues, les gens sont trés souriants, impréssionnant la tour tower.553.m … la vue doit étre super l’on domine en temps clair.n’y suis jamais allé. notre planete est magnifique…bien a vous bon voyages.

  • Mario Bruneau

    Bravo Olivier pour ce portrait détaillé et juste de la société québécoise.

    Ton analyse est surprenante de précision et de perspicacité.

    J’aurais bien aimé te rencontrer mais j’ai été pris ailleurs à la dernière minute.

    C’est vrai que notre fleuve St-Laurent est magnifique.

    D’ailleurs, il y a un de vos compatriotes qui a été tellement impressionné par le St-Laurent qu’il en a écrit une chanson toute aussi magnifique.

    Monsieur René Tournier était violoniste amateur et travaillait comme serveur dans un restaurant de fruits de mer près de Radio-Canada à Montréal.

    Il lui arrivait souvent de présenter une chanson ou deux à des employés de notre télévision et radio nationale et certaines de ses chansons ont été prisées et ont gagné des concours comme sa chanson « Mon St-Laurent si grand, si grand… »

    Ma conjointe et mois étions les musiciens du Bateau-Mouche au Vieux Port de Montréal et avions utilisé la chanson de M. Tournier pour en faire le thème officiel du Bateau-Mouche de Montréal.

    Il nous avait gentiment donné la permission.

    Vous pouvez l’écouter en suivant ce lien :

    http://mariobruneau.com/medias/monstlaurent.mp3

    Ça prend un français comme toi Olivier pour apprécier le St-Laurent à sa juste valeur. M. Tournier avait eu la même réaction en 1958 !

    Tu as raison à propos du tutoiement généralisé ici mais j’ajouterai à ton analyse que pour un Québécois, l’utilisation du « vous » est presque contraire à votre utilisation en France. Je m’explique.

    Quand un québécois te tutoie, tout est OK, il t’aime et t’accepte comme son ami. Si il te vousvoie par contre, tu dois te méfier.

    En effet, vouvoyer quelqu’un au Québec signifie prendre ses distances envers cette personne. C’est comme si on établi dès le départ qu’on ne veut pas familiariser avec cette personne et qu’elle ne deviendra pas si facilement notre amie.

    Si vous rencontrez un québécois en France et qu’il vous tutoie, bravo, vous êtes son ami.

    Amitiés à toi Olivier et à tous les Français

    Mario Bruneau

  • Claude

    Bonjour Olivier

    Super ton article, tu es toujours le bienvenue au Québec et si toutefois tu viens nous voir au milieu de janvier… habilles-toi chaudement 😉 Au plaisir de se revoir

    Claude
    Infoweb-editions

  • Mik de réussir ses projets

    Hello Olivier,

    Les photos de ton voyage au Canada sont vraiment superbes. Pourquoi tu ne fais pas un album afin que l’on puissent lès regarder en ligne et d’en voir davantage ? Qu’en penses-tu ???

    En tout cas, c’est clair que de créer des « bons produits » et d’avoir des blogs de qualité comme tu le fais facilites les amitiés dans le monde entier…

    C’est toujours un pure bonheur de lire tes aventures de voyages à travers le monde…

    Bien amicalement,

    Mik

  • Gino Lemoine

    Bonjour Olivier,

    Ton article est superbe encore une fois et j’ai été très heureux de te rencontrer lors de ton passage à Montréal.

    Tu décris très bien les villes visitées et tu donnes le goût aux gens de les visiter.

    J’adore personnellement Québec beaucoup plus que Montréal.

    Si tu reviens au Québec pour plus longtemps, il me fera plaisir de t’héberger gratuitement si tu fais du couch surfing, tu peux garder mes coordonnées. L’offre est lancée!

    J’ai bien aimé l’aspect de ton article qui parle du mélange des langues. Au Québec lorsque l’on provient des régions plus éloignées, on a moins la chance de pratiquer notre anglais même si on l’apprend à l’école.

    Tu as bien saisis l’esprit qui habite notre province entourée d’anglophones.

    Je travaille maintenant avec une personne bilingue et mon patron l’est aussi, ça m’aide beaucoup à apprendre la langue, c’est un de mes projets de bien me débrouiller en anglais, mon travail m’aidera à atteindre cet objectif, je n’avais jamais vraiment eu la chance de pratiquer comme il le fallait avant.

    Les expressions que tu rapportes sont très amusantes, je les connais bien, je laisserai donc tes lecteurs de la France essayer de répondre à ton quiz.

    Pour le tutoiement, c’est vrai qu’Il est beaucoup utilisé au Québec mais on veut revenir au vouvoiement dans les école. Pour ma part, j’aime bien mélanger les Tu et les Vous.

    Je m’adapte à chaque personne, je vouvoie normalement les personnes assez âgées, certaines me disent de ne pas les vouvoyer car elle se sentent plus vieilles, ça dépend souvent de l’éducation familiale reçue par ces gens.

    Ma mère vouvoyait ses parents alors que je tutoyais ceux-ci, je me sentais très près de mon grand-père, je le considérais comme un ami, le vouvoyez m’aurait éloigné de lui, c’était loin d’être irrespectueux de ma part, c’était tout le contraire!

    Chacun fait comme il l’entend à ce niveau.

    Une chose certaine en terminant, lorsque l’on fait ta connaissance, on ne se fait pas crosser! 🙂

    A+ Gino

    PS : Merci d’avoir oublié le mauvais état des routes au Québec et les ponts pratiquement dangereux de Montréal, les cônes partout et les bouts de tunnels qui s’effondrent.

    Et oui! Une poutre du tunnel Ville-Marie s’est effondrée, c’est arrivé cette semaine, heureusement c’était un dimanche et il n’y a eu aucun blessé, Encore chanceux!

  • Otmane

    Merci Olivier pour ce voyage en ta compagnie dans ce beau pays que nous aimons qu’est le Canada et particulierement la province du Quebec. c’est un avant gout vraiment formidable pour quelqu’un qui souhaite y aller comme moi.
    Quant à la qualité de l’article et des jolies prises de vues qui l’avaient si bien garnies , je dois dire que ce n’est pas tant etonnant de la part d’un professionnel du mot et des multimedias comme « vous », ou comme vous le prefereriez « toi » . salutation

  • Sylvain Wealth

    Salut Olivier!

    Content que tu es apprécié la magnifique ville de Québec 😉 (ville dans laquelle je vis également). C’est agréable d’avoir le point de vue d’un étranger qui vient nous visiter. On a trop souvent de la misère à se détacher de sa propre ville natale et de voir à quelle point elle peut-être belle aux yeux des autres…

    Enfin, nous aurons donc probablement l’occasion de nous rencontrer à un autre moment!

    Amicalement,

    Sylvain

  • Kathy

    Hello Olivier !

    Merci beaucoup pour ces photos et tes impressions sur ces bouts du Québec que tu as visité. Je m’apprête à retourner y vivre dans les toutes prochaines semaines et lire de belles choses sur mon futur pays d’adoption m’a fait le plus grand bien 🙂

    Et c’est rigolo parce que j’emploie exactement le même qualificatif à propos du Saint-Laurent à Québec : « majestueux » et y’a vraiment pas un autre mot qui le décrit mieux que ça ! 😉

    Au plaisir de te lire ou de te rencontrer de l’autre côté de l’Atlantique 😉

    Kathy

  • Jean-Charles

    Salut Olivier,

    Bel article-hommage à ce pays magnifique qu’est le Québec.

    Au sujet d’un quiproquo savoureux :

    Une expression qui m’avait aussi pas mal dérouté lors de mon premier
    voyage fut la serveuse d’un bar qui m’avait demandé un matin :

    – Veux-tu une liqueur ?

    Je lui avais répondu qu’il était un peu tôt pour consommer de l’alcool.
    Quand j’ai vu mes amis québécois commencer à se marrer, j’ai vite compris qu’il y avait un truc qui clochait.

    Une liqueur est en fait un soda.
    Et forcément, j’ai eu mon instant : hasti d’maudits français 🙂

  • Jérôme de Blog Canada

    Salut Olivier,

    Très beau récit et super photos ! Dommage que tu ne sois pas venu à Ottawa (la capitale du Canada) pour voir le parlement et déguster une queue de castor. Peut-être une prochaine fois. 😉

    Jérôme

  • julien

    Tout cela fait rêver, j’aimerai bien y être !

  • Sullivan

    Salut,Olivier!Ton article est fantastique en tabernouche!J

  • Thierry Valker

    Salut Olivier

    Pour moi, pas de vacances prévues cette année, donc, merci pour ce petit voyage virtuel.

  • Vincent

    Merci Olivier pour cet excellent article particulièrement intéressant (mention spéciale aux photos magnifiques).

    Pour les mots mystère voici mon interprétation :

    On n’est pas tous nus = On a les moyens

    Je me suis fait crosser = Se prendre une amende

    Placoter = bricoler à la maison

    Chauffer = s’énerver

    Lâche toi lousse = paie donc ta tournée !

    Une canne de conserve = un ouvre boite

    Le brecke à bras = le frein à main

    Prendre le clos = Rester chez soi

    Pogner = Saluer

    Le télésouffleur = le téléphone portable

    Merci pour la correction !

    Vincent

    • Olivier Roland

      Merci pour ta participation Vincent, toutefois ce n’est pas encore ça ! 😉
      Cela montre l’étendue des quiproquos et des incompréhensions quand un Français débarque au Québec !

    • Gino

      À mon avis tu te mérites un 2 sur 10!

      Désolé,

      Cet exercice se promet d’être rigolo pour les québecois!

      Bravo pour ta participation!

      Sans rancunes

  • Chantal Guy

    Je dois te dire que je lis périodiquement ton blogue car j’aime ce que tu fais, par contre c’est très rare que j’écris des commentaires, mais comme tu parles de mon coin de pays je voulais te dire que tu l’as très bien d’écris et j’ai aimé le lire, j’ai trouvé drôle aussi les expressions, comme tu dis cela peux emmener des quiproquos. Cela serais amusant de voir les explications que tu auras des expressions que tu donnes plus haut. J’e penses qu’une des plus compromettante pour nous sont les gosses.
    Continue ton bon travail cela fait plaisir de te lire.

    Chantal, d’un beau coin des Laurentides au Québec.

  • Delfine Ouellet

    Salut Olivier
    Super que tu sois aller chez-moi , comme mon pays me manque tu m’as rafraîchis avec toutes nos expressions et j’ai bien rigoler de tes découvertes.
    PS Ibiza c a côté de Barcelone comme tu dois pratiquer l’Espagnol.
    La prochaine fois rends-toi a L’îles d’Orléans et aux chutes Montmorency un coup de coeur t’y attends a seulement 30 min de Québec et si tu pousses plus haut jusqu’à Tadousac voir les baleines et Port au persil. Que de la magie qui appaise l’âme.
    Delfine IBZ

  • Fabien

    Olivier,
    Ton article me rappelle tellement d’excellents souvenirs de mes neufs mois passés à Montréal que je veux te remercier de nous le faire partager. De manière générale, le Québec et ses habitants sont tellement des personnes charmantes, agréables, sociables, …, qu’il est difficile de ne pas tomber amoureux des lieux, splendides au demeurant.
    Tu parles d’y habiter un mois, je te conseille alors vivement d’y aller pendant l’été indien, fin septembre. Tu découvriras alors des paysages majestueux. Ta quatrième photo, que tu as du prendre depuis le bèlvédère du Mont-Royal, en sera que plus belle.
    Je vais m’arrêter là pour ce message car tellement de souvenirs me reviennent que je pourrais écrire un roman. Merci beaucoup pour cet article et bien évidemment pour tous les autres !
    Fabien

  • fabrice

    Excellent ces expressions! J’adore c’est tellement imagé!
    Un pays sans doute agréable à vivre!

  • Josee Derrien

    Merci pour un bel article de mon pays. Je suis moitié Québécoise et moitié Bretonne, et il y a maintenant 15 ans que je suis partie de Montréal pour vivre ailleurs (Guadeloupe, St-Lucia, Floride, Annapolis) pour finalement atterrir à Cagnes-sur-Mer à côté de Nice.

    De mon côté, je peux dire la même chose des français ; vous êtes super accueillants et super gentils. En un an et demi je n’ai rencontré qu’au plus une personne que l’on puisse dire « maudit français », comme on dit au Québec. Il faut dire que les français aiment bien les québécois et souvent on m’appelle ‘la cousine’, mais la plupart du monde à Cagnes-sur-Mer me connaisse par ‘la Canadienne’. Je n’ai que de bonnes choses à dire des français.

    Lorsque tu parles de la langue française et de ses expressions anglaises, ce que je constate ici est que les français empruntent beaucoup d’expressions anglaises mais pas vraiment le bon terme. Par exemple ; vous dites des ‘baskets’ pour des souliers de course. Au Québec on dit des ‘running shoes’ ou des souliers de course car c’est la traduction exacte du mot. Un basket est un ‘panier’, mais ici vous faites référence côté à des espadrilles pour jouer au basket ball. Vous dites aussi un ‘mail’, au lieu d’un ‘e-mail’ ou de courriel, alors que ‘mail’ est vraiment du courrier à voir du courrier venant de la poste.
    Souvent mes amis français me disent que des expressions ou mots que l’on utilise au Québec sont du vieux français (non-altéré) ou me disent aussi que certains termes sont utilisés dans certaines régions de France, mais peut être pas sur la côte d’azur ou à Paris.
    Le plus beau dans tous cela, c’est qu’on se comprend et en expliquant d’où l’expression vient, ça nous permet de connaitre un petit-peu d’histoire. C’est exactement pour cela que je voyage ; dans mon cas je déménage…

    Alors mes confrères et consœurs Québécois, Canadiens et Français, si vous êtres intéressés à voir ce que cette vraie ‘Canadienne-Française’ découvre dans le vieux pays et surtout les bons plaisirs gustatifs de la Méditerranée française, vous pouvez visiter http://www.MedOnTheMed.com . Comme Olivier mais dans le sens contraire, je découvre et partage mes découvertes de la région Méditerranéenne les pieds dans la ‘Grande Bleue’.

    Comme dirait mon père : ‘Vive la Fiance et les pommes frites’, mais ici on dit ‘Bon Courage’ et au Québec ‘Bonne chance’.
    Vive la différence.
    Josée Derrien

    Le plus gros merci du monde pour être si accueillants, Merci.

  • Josée

    En lisant ton récit, j’ai apprécié à nouveau mon coin de pays. Je suis toujours agréablement surprise de constater que le Québec est magnifique lorsqu’il m’est présenté par un visiteur. C’est vrai que nous sommes particuliers avac nos 2 langues. Toutefois, je crois qu’il y a eu de gros efforts pour traduire les expressions anglaises en français et c’est pourquoi que pour la plupart d’entre nous, nous connaissons les 2 façons de le dire. Mais certaines d’entres elles ont la  » couenne » dure!

  • Julien

    Superbe article olivier, qui donne envie de voyager ! 🙂

  • Alexandre

    Bonjour,

    Profites bien de tes voyages de plusieurs mois à l’étranger car tu n’échapperas pas à la vie de famille et alors là fini la rigolade.

    Le coût sera multiplié par 3 ou 4 et le temps divisé par 3 ou 4 également

  • Therry

    Moi personnellement, je n’aurais pas mis « je me suis fait crossé » sur un blog, c’est un niveau de langage assez vulgaire à mon avis. Ça dépend toujours des points de vue! (Lors de mon dernier séjour en France, j’ai vu une pub du C-Crosser, on s’est vraiment tordu de rire sur le plancher mon mari et moi!)

    Le niveau de français varie beaucoup selon les milieux plus ou moins éduqués. Moi, les gens avec qui je travaillais ne comprenaient pas « downloader », il fallait que je dise « télécharger » pour me faire comprendre. Il y a une certaine couche de la population qui essaie de bien parler et d’utiliser les bons termes.

    L’expression « tire-toi une bûche » provient des bûcherons (XIXe siècle) dans les chantiers où il n’y avait pas de chaises, ils sciaient une bûche de bois pour s’asseoir dessus. Les hommes partaient « bûcher » l’hiver et revenait au printemps pour s’occuper de la ferme.

    L’expression « char » vient de l’équipement de ferme qu’on se servait pour transporter le foin.

    Pour ce qui est du tutoiement, ça m’énerve qu’un employé de magasin me tutoie! Je me souviens quand je faisais de la formation dans le milieu bancaire qu’il fallait « expliquer » aux étudiantes qui venaient travailler pour l’été qu’il fallait « absolument » vouvoyer une personne de 70 ans! Je n’en croyais pas mes oreilles! Mais c’est le résultat d’une génération qui ont appris à appeler leur professeur par leur prénom et les tutoyer sans faire la différence. J’étais à la fin de mon primaire quand ça a commencé et maintenant depuis 7-8 ans environ, la tendance est d’appeler le professeur Monsieur ou Madame plus son prénom. Mais c’est libre à l’école d’appliquer cette règle.

    En terminant, je veux te dire que j’adore lire tes blogues et que je suis entrain de plancher sur un blogue et de concocter un produit électronique. Je viens d’aller emprunter la semaine de 4 heures à la bibliothèque hier soir et j’ai commencé à le lire ce matin. À bientôt!

  • Catherine Lafleur

    Bonjour Olivier. Juste te dire un gros merci pour ta suggestion de livre : Serons-nous immortels? de Ray Kurzweil et Terry Grossman. Très intéressant. Je crois que mes cellules vont avoir un choc de vitamines! 😉 Merci!!

  • JS- 411chalet

    J’adore la photo des chutes à la fin de l’article et je vais devoir m’y rendre afin de vivre la puissance de cette merveille naturelle.

    Merci

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